L’actu du 27 juillet en direct – RDC : reddition du chef de guerre Sheka, droits des femmes en Tunisie, Minusma…

Par Jeune Afrique

Chaque jour, suivez notre fil actu. © Jeune Afrique/Piktochart

Retrouvez toutes les informations de ce jeudi 27 juillet dans notre fil d'actualité en direct.

19h – Algérie : arrestation du chef présumé d’une cellule terroriste lié à Amédy Coulibaly

Les forces de sécurité algériennes ont affirmé avoir déjoué « un plan terroriste » dont le cerveau aurait des liens avec Amédy Coulibaly, l’un des auteur des attaques meurtrières en France de janvier 2015 et avec le groupe Etat islamique (EI), a rapporté ce jeudi 27 juillet le quotidien algérien Al-Khabar, citant des « sources de sécurité bien placées ». Le chef présumé de cette cellule « terroriste », Mohamed Yacine Aknouche, et deux autres personnes, dont un mineur, ont été arrêtés mardi 25 juillet à Ain Tagourait, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest d’Alger, selon le quotidien. Les forces de sécurité affirment avoir mis la main sur « des dizaines de photos » des endroits que Mohamed Yacine Aknouche souhaitait attaquer, dont des bâtiments de l’armée, a indiqué le journal. Déjà condamné en France à huit ans de prison pour son rôle dans la préparation d’un attentat déjoué contre le marché de Noël de Strasbourg en 2000, le Franco-algérien entretenait avec Amédy Coulibaly des conversations électroniques, a ajouté le journal. Il précise que les premiers résultats de l’enquête ont également établi un lien entre Mohamed Yacine Aknouche et des « attaques meurtrières dans des pays européens (…) commises par Daech », l’acronyme en arabe de l’EI.


18h30 – Soupçons de corruption en Angola : Halliburton condamné à 29,2 millions de dollars aux États-Unis

Halliburton, société américaine de services pétroliers, a été condamnée ce jeudi à une amende de 29,2 millions de dollars dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de corruption en Angola. La société américaine a également accepté d’embaucher un consultant indépendant qui aura pour mission de passer en revue sa politique interne anti-corruption en Afrique, selon l’AFP. La SEC, le gendarme de la Bourse à Wall Street, a précisé qu’Halliburton s’était vu signifier par la Sonangol, compagnie d’énergie publique angolaise, l’obligation d’avoir des partenaires locaux pour espérer décrocher des contrats en Angola. Le groupe américain n’avait alors pas passé d’appel d’offre, mais avait confié le dossier à l’un de ses cadres – Jeannot Lorenz – qui a confié le marché à une société créée par un ancien salarié d’Halliburton, également ami avec les dirigeants de la Sonangol.  Halliburton avait par la suite décroché sept contrats en Angola. Et versé 13 millions de dollars à la société créée par son ancien collaborateur.


18h10 – [Interview] Tunisie : à la veille du passage du projet de loi sur la réconciliation nationale au Parlement, une militante de « Manich Msamah » revient pour JA sur son engagement 

Layla Riahi bat le pavé depuis plus d’un an avec la campagne « Manich Msamah » (« Je ne pardonne pas »), qui est née il y a deux ans, en août 2015, dans le but de s’opposer au très polémique projet de loi de réconciliation nationale, soutenu par le président Béji Caïd Essebsi. Alors que le texte doit passer dans les jours qui viennent devant le Parlement, la Tunisoise explique à Jeune Afrique pourquoi elle a rejoint cette campagne et ce que cet engagement signifie dans le paysage politique tunisien, alors que la loi pourrait passer devant les parlementaires dans les deux jours à venir.

⇒ Tunisie : « Avec la campagne « Manich Msamah », nous perpétuons l’esprit de 2011 »


17h40 – Maroc : arrestation d’un homme d’affaires britannique recherché par Interpol pour « escroquerie informatique » et fraude boursière

Les autorités marocaines ont annoncé ce jeudi 27 juillet l’arrestation par la police de Tanger d’un ressortissant britannique recherché par Interpol pour « escroquerie informatique » et fraude boursière, sans dévoiler son identité. Selon une source proche du dossier, contactée par l’AFP, il s’agit de Renwick Haddow, homme d’affaires britannique de 49 ans vivant à New York. Le mois dernier, les autorités américaines avaient inculpé Renwick Haddow pour avoir escroqué des investisseurs en utilisant une fausse plateforme de monnaie virtuelle bitcoins et une société nommée Bar Works, qualifiée de « système de Ponzi ». Ces deux plateformes lui ont permis de détourner environ cinq millions de dollars vers des comptes au Maroc et à l’île Maurice, d’après les autorités boursières américaines. La Cour de cassation marocaine devra se prononcer sur la procédure de son extradition.


16h 45 – [Interview] Évariste Méambly : « Gbagbo et Blé Goudé sont des acteurs indispensables de la réconciliation »

Après avoir déposé à l’Assemblée nationale un projet de loi d’amnistie pour tous les acteurs de la crise postélectorale, Evariste Méambly, député indépendant et président du groupe parlementaire Agir pour le peuple, a rendu visite à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ce lundi à La Haye. Il explique sa démarque à Jeune Afrique.


16h30 – La France ne veut pas prendre le leadership en Libye, assure déclare la secrétaire d’État française aux Affaires européennes

La France n’a pas l’intention de prendre un hypothétique leadership en Libye, a affirmé ce jeudi 27 juillet à Rome la secrétaire d’État aux Affaires européennes, Nathalie Loiseau, après la réunion mardi 25 juillet près de Paris des deux frères ennemis libyens, le chef du gouvernement Fayez al-Sarraj et le chef de l’armée libyenne Khalifa Haftar. Cette déclaration fait suite à une rencontre entre Nathalie Loiseau et son homologue italien Sandro Gozi. Le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, avait réaffirmé mercredi 26 juillet, à l’issue d’un entretien avec son homologue français Jean-Yves Le Drian, « l’importance que toute future initiative sur la Libye soit reconduite dans le cadre des Nations unies ».


14h45 – Somalie : le groupe terroriste islamiste des Shebab a incendié une vingtaine de villages depuis mai 2017 et enlevé des civils, selon HRW

Dans un communiqué publié ce jeudi 27 juillet, Human Rights Watch (HRW) déclare que le groupe islamiste armé des Shebab a incendié de nombreuses habitations lors de raids perpétrés depuis fin mai 2017 dans des villages de la région du Bas-Chébéli (au sud de la capitale, Mogadiscio). Les combattants Shebab ont enlevé des civils, volé du bétail et commis des incendies criminels lors d’attaques ayant contraint plus de 15 000 personnes à fuir leurs foyers, selon les sources de l’organisation, des témoignages de personnes en fuite et l’analyse d’imagerie satellite de 30 villages.


13h20 – Côte d’Ivoire : cinq militaires radiés après l’attaque de l’école de police d’Abidjan

Cinq militaires ont été définitivement radiés de l’armée ivoirienne après l’attaque de l’école de police d’Abidjan, perpétrée le 19 juillet 2017, deux jours avant l’ouverture des jeux de la Francophonie en Côte d’Ivoire, a annoncé le chef d’état-major général des armées Sékou Touré, mercredi 26 juillet. Tous ces militaires « seront mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs actes », a précisé le général Touré. Les assaillants de l’école de police étaient notamment repartis en emportant des armes et des munitions, qui « ont toutes été récupérées », selon la police ivoirienne. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Sidiki Diakité a déclaré mercredi que ces militaires sont des « personnes nostalgiques des moments de soubresauts ».


13h05 – Libye : le maréchal Haftar tire à boulets rouges contre son rival Sarraj, accusé de « fanfaronner »

Dans un entretien à France 24, le maréchal Haftar a enjoint son rival Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement d’entente nationale, à « parler dans le cadre de ses compétences et loin des fanfaronnades inutiles ».

« Tant qu’il y a un danger, nous sommes prêts à défendre (la capitale), a-t-il ajouté. Mon ambition est de défendre le peuple. Nous sommes les gardiens du peuple. » Des propos qui sèment le doute sur les intentions de l’homme fort de l’est libyen au lendemain de l’accord conclu en France sous l’égide du président Macron. Celui-ci comprend notamment un cessez-le-feu et l’organisation d’élections le plus rapidement possible.


12h55 – Libye : la France va créer « dès cet été (…) des hotspots », des centres d’examen pour les demandeurs d’asile

« La France va créer dès cet été en Libye des hotspots », des centres d’examen pour les candidats à l’asile, a annoncé le président Emmanuel Macron ce jeudi 27 juillet en marge d’une visite d’un centre d’hébergement de réfugiés à Orléans (Loiret). « L’idée est de créer en Libye des hotspots afin d’éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu’ils ne sont pas tous éligibles à l’asile. Les gens, on va aller les chercher. Je compte le faire dès cet été », avec ou sans l’Europe, a-t-il ajouté.


11h45 – ONU : le Conseil de sécurité exhorte Kinshasa à organiser des élections en 2017

Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont fait part mercredi de leur « préoccupation », suite aux retards dans la mise en œuvre en RDC de « l’Accord global et inclusif » de paix du 31 décembre. Le Conseil a appelé les autorités de Kinshasa à organiser, « comme convenu, au plus tard en décembre 2017, des élections crédibles et inclusives qui se déroulent dans le calme ».


10h20 – Mali : la Minusma annonce la mort de deux Casques bleus dans le crash d’un hélicoptère

« Nous avons la triste certitude que deux soldats de la Bundeswehr (l’armée allemande, NDLR) ont donné leur vie pour notre pays », a indiqué mercredi 26 juillet la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, lors d’une courte déclaration prononcée dans la soirée à Berlin. Dans un communiqué, le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, avait auparavant annoncé « avec consternation la survenue d’un crash d’hélicoptère de la mission onusienne […] au sud de Tabankort dans la région de Gao ».


10h – Tunisie : la loi sur l’élimination des violences faites aux femmes adoptée au Parlement

La loi relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été adoptée mercredi 26 juillet par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), à l’unanimité. La violence faite aux femmes n’est désormais plus le fait de la sphère privée : l’État s’engage à protéger les victimes et peut poursuivre un auteur de violences même après le retrait de la plainte par sa victime.


9h45 – RDC : le chef de guerre Ntabo Ntaberi, alias Sheka, s’est rendu à la Monusco

Le chef de la rébellion Nduma Defense of Congo (NDC), Ntabo Ntaberi, alias Sheka, visé par un mandat d’arrêt pour « crime contre l’humanité », « viols » et « pillages » par le gouvernement congolais, s’est rendu ce mercredi 26 juillet au matin à la Monusco. « Depuis quelque temps, ce chef milicien avait indiqué son intention de se rendre. Des discussions étaient donc en cours sur les modalités de sa reddition », a confirmé à Jeune Afrique une source au sein de la mission onusienne.


9h30 – Notre sélection des 10 infos à connaître pour débuter la journée, c’est ici : JA, la newsletter du 27 juillet.

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