Mali : la Minusma annonce la mort de deux Casques bleus dans le crash d’un hélicoptère

Par Jeune Afrique avec AFP

La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, aux côtés des soldats du contingent allemand de la Minusma, en avril 2016. © Michael Kappeler/AP/SIPA

Vraisemblablement accidentel, le crash d’un hélicoptère dans le nord du Mali mercredi a coûté la vie à deux Casques bleus allemands. Un drame qui survient alors que de nouveaux affrontements ont été signalés dans la région.

« Nous avons la triste certitude que deux soldats de la Bundeswehr (l’armée allemande, NDLR) ont donné leur vie pour notre pays », a indiqué mercredi 26 juillet la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, lors d’une courte déclaration prononcée dans la soirée à Berlin.

Dans un communiqué, le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, avait auparavant annoncé « avec consternation la survenue d’un crash d’hélicoptère de la mission onusienne aujourd’hui mercredi 26 juillet 2017, en début d’après-midi au sud de Tabankort dans la région de Gao ». « Nous sommes bouleversés par ce crash », avait-il ajouté.

« Une défaillance technique »

« Les indications préliminaires font état d’une défaillance technique. Les enquêtes ouvertes détermineront les circonstances exactes du crash », précise le communiqué de la Minusma. À New York, au siège de l’ONU, un porte-parole, Farhan Haq, a expliqué que l’hélicoptère s’était écrasé alors qu’il « surveillait des affrontements au sol ».

La région de Kidal, située à plusieurs centaines de kilomètres du lieu du crash de l’hélicoptère allemand, est actuellement le théâtre de violents combats entre groupes armés. Ils opposent le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, progouvernemental) et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg), qui sont pourtant signataires de l’accord de paix, selon une source militaire au sein de la mission de l’ONU.

« Il y a eu de nombreuses victimes et des prisonniers », a ajouté cette source, en soulignant qu’il s’agissait d’une « nouvelle violation du cessez-le-feu ». Les belligérants, interrogés séparément par l’AFP, se sont rejeté la responsabilité de la reprise des hostilités.

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