Gabon : des partisans de Jean Ping dispersés, une dizaine de blessés

Par Jeune Afrique avec AFP

Jean Ping opposant d'Ali Bongo. © Thierry Charlier/AP/SIPA

Ce mardi à Libreville, la police a dispersé un rassemblement organisé à l’occasion de l'arrivée au Gabon de Jean Ping, le rival du président Ali Bongo Ondimba, de retour d'une tournée en Europe. L'AFP, sur place, a dénombré une dizaine de blessés.

Il n’y a eu « aucun mort et aucun blessé », a assuré Jean-Eric Manga, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, mardi 25 juillet. Des affirmations contraires aux observations d’un journaliste de l’AFP présent sur place, et qui a vu des blessés se faisant soigner au quartier général de Jean Ping le même jour. « Pour deux d’entre eux, il s’agit de plaies profondes », aurait même indiqué un médecin bénévole présent sur place à l’AFP

Ce mardi, de nombreux partisans étaient venus accueillir Jean Ping, de retour d’une tournée en Europe. Près de l’aéroport, où celui-ci devait atterrir, ils ont été dispersés par la police peu avant 17h (16h GMT).

300 partisans de Jean Ping

« Des hommes cagoulés nous ont chargés. Ils étaient armés et en civil. J’étais au milieu de la route, j’ai sauté sur le côté car ils tiraient des bombes lacrymogènes. D’un coup je n’ai plus senti ma jambe, mais j’ai continué à courir », a raconté à l’agence France presse Jospin, 25 ans, l’un des blessés amenés au quartier général.

Les pro-Ping, pas plus de trois cents personnes selon le ministère de l’Intérieur, ont pu ensuite marcher dans les rues de la ville jusqu’au quartier général de leur leader, où ce dernier a prononcé un discours.

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