Libye : Sarraj et Haftar s’accordent pour des élections « dès que possible »

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président du conseil présidentiel libyen Fayez al-Sarraj (g.) et commandant de l’armée nationale libyenne Khalifa Haftar, se serrent la main sous le regard d’Emmanuel Macron, président français, à l'issue de la rencontre de ce mardi 25 juillet près de Paris. © Michel Euler/AP/SIPA

Fayez al-Sarraj et le général Khalifa Haftar ont adopté ce mardi 25 juillet, pour la première fois, une déclaration commune de sortie de crise appelant à un cessez-le-feu et à l'organisation d'élections le plus rapidement possible. Une résolution annoncée « au printemps », par le président français Emmanuel Macron, à l'initiative de leur rencontre, près de Paris.

« Nous prenons l’engagement solennel d’œuvrer pour la tenue des élections présidentielles et parlementaires dès que possible à compter du 25 juillet 2017, en coopération avec les institutions concernées et avec le soutien et sous la supervision des Nations Unies », affirment dans une déclaration commune Fayez al-Sarraj, le président du conseil présidentiel libyen, et Khalifa Haftar, le commandant de l’armée nationale libyenne.

A l’issue de la rencontre entre ces frères ennemis libyens, qui s’est tenue ce mardi 25 juillet près de Paris sous l’égide d’Emmanuel Macron, le président français a par ailleurs annoncé que les deux rivaux se sont mis d’accord sur des élections « au printemps », saluant leur « courage historique ».

Cessez-le-feu et démobilisation des milices

Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar appellent aussi à un cessez-le-feu immédiat, sauf en ce qui concerne la lutte antiterroriste. Le texte de leur déclaration conjointe en dix points, lue en arabe, réaffirme que seule une solution politique permettra de sortir de la crise libyenne et réitère la validité des accords de Skhirat, signés en 2015 sous l’égide de l’ONU.

La nécessité de bâtir un État de droit en Libye et d’y respecter les droits de l’Homme est également soulignée. Le texte appelle également à la démobilisation des combattants des milices et à la constitution d’une armée libyenne régulière.

« Un processus essentiel pour l’Europe »

« C’est un processus qui est essentiel pour l’Europe toute entière car, si nous ne réussissons pas ce processus, à travers les risques terroristes, à travers les conséquences migratoires qu’un tel échec produirait, les conséquences sur nos pays sont directes », a insisté Emmanuel Macron. « Le peuple libyen mérite cette paix et nous la lui devons », a ajouté le président français.

Depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi fin 2011, la Libye est plongée dans le chaos. Plusieurs autorités rivales ainsi que des myriades de milices se disputent le contrôle de son territoire.

 

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