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Kin-Kiey Mulumba : « La majorité des Congolais souhaitent voir Kabila continuer »

Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ministre congolais et initiateur de Kabila désir. © Bruno Lévy/J.A.

Au cœur du débat sur l'éventuelle modification de la Constitution en RDC, Kin-Kiey Mulumba, ministre congolais en charge des Nouvelles technologies, lance "Kabila désir". Une structure qui voudrait voir le président congolais, Joseph Kabila, rempiler en 2016. Malgré le verrou constitutionnel…

"Kabila, posa na yo nanu esili te !", traduisez "Kabila, nous avons encore besoin de vous !" Le mot d’ordre de l’association "Kabila désir", mise en place le 19 août à Bruxelles, ne souffre d’aucune ambigüité. Et son initiateur, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ministre congolais des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies, l’assume : malgré le verrou constitutionnel, Joseph Kabila doit rempiler un nouveau mandat en 2016. À l’en croire, c’est le "souhait de la majorité des Congolais".

"Il y a une envie de Joseph Kabila (…). La RDC a besoin de la stabilité : rien ne se fait sans la durée, sans tenir compte de l’histoire du pays", explique-t-il à Jeune Afrique. "Pourquoi faire partir ce qui marche et le remplacer par quelque chose de pire", ajoute le ministre, paraphrasant, à quelques mots près, l’homme d’affaires Jean-Yves Ollivier, auteur de Ni vu, ni connu, une autobiographie parue en mars sur sa "vie de négociant en politique, de Chirac et Foccart à Mandela".

>> Tryphon Kin-Kiey Mulumba : "Il y a une envie de Joseph Kabila" en RDC <<

>> Lire aussi : vers un troisième mandat de Joseph Kabila en 2016 ?

"Rien n’est verrouillé"

Membre du bureau politique de la Majorité présidentielle (MP), Tryphon Kin-Kiey Mulumba dit attendre la décision de son regroupement politique, avant de se prononcer sur une levée du verrou constitutionnel. Même si, nuance-t-il aussitôt, "les choses [lui] paraissent déjà évidentes".

À ceux qui estiment que certains articles de la Constitution en vigueur en RDC, à l’instar de l’article 220 qui limite à deux les mandats présidentiels, ne peuvent être modifiés, l’initiateur de "Kabila désir" répond : "Jamais, rien n’est verrouillé ! Même une porte qui a été verrouillée peut toujours être rouverte. Il en est de même de la Constitution, il existe des mécanismes de déverrouillage". Pas sûr que l’opposition congolaise l’entende de cette oreille…

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Par Trésor Kibangula

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