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L’actu du 25 juillet : manifestation de l’opposition dispersée à Dakar, attaque jihadiste au Burkina, fuite de pétrole au Nigeria, …

Par Jeune Afrique

Chaque jour, suivez notre fil actu. © Jeune Afrique/Piktochart

Retrouvez toutes les informations de ce mardi 25 juillet dans notre fil d'actualité en direct.

20h – Sénégal : la manifestation de l’opposition dispersée à coups de gaz lacrymogènes

Des heurts ont éclaté ce mardi à Dakar lorsque les manifestants ayant répondu à l’appel à manifester de la Coalition gagnante/Wattu Senegaal ont tenté de rejoindre le quartier du Plateau, le centre-ville de la capitale sénégalaise. La manifestation avait été interdite le matin même par la préfecture, et un important dispositif de sécurité attendait les militants pro-Abdoulaye Wade. Lorsque ceux-ci ont fait mine de s’engager sur le tracé annoncé de la marche, en direction de la place de l’Indépendance, les forces de l’ordre ont lancé des gaz lacrymogènes, dispersant rapidement la foule présente.

Abdoulaye Wade qui, à 91 ans est tête de liste de l’une des coalitions de l’opposition (47 partis sont en lice pour les législatives dont le scrutin est prévu ce 30 juillet), a répondu aux questions des journalistes lors d’un point-presse improvisé quelques minutes après avoir rebroussé chemin face aux forces de l’ordre. Il a notamment assuré être sûr de sa victoire prochaine.

⇒ Sur ce sujet également : Législatives au Sénégal : micmac autour des documents nécessaires pour voter


19h30 – Nigeria : 500 jeunes manifestent pour abaisser les limites d’âge en politique

Environ 500 jeunes Nigérians ont défilé ce mardi 25 juillet en direction de l’Assemblée nationale dans la capitale Abuja pour appeler les parlementaires à abaisser l’âge minimum pour exercer des fonctions politiques, en marge d’un débat à ce sujet au Parlement. Selon la Constitution nigériane de 1999, le président doit être âgé au minimum de 40 ans, alors que les sénateurs et les gouverneurs d’État doivent avoir au minimum 35 ans. Des limitations jugées injustes dans ce pays, le plus peuplé d’Afrique, où la majorité des votants (55,4%) est âgée de 18 à 35 ans.


19h – Méditerranée : treize morts sur une embarcation transportant 167 migrants

Treize personnes ont été retrouvées mortes sur une embarcation à la dérive transportant 167 migrants, à proximité des côtes libyennes, a annoncé ce mardi 25 juillet l’ONG espagnole Proactiva Open Arms. Dans la même zone, « par une mer agitée », le navire de l’organisation internationale Save The Children a procédé au sauvetage de quelque 70 migrants qui tentaient eux aussi la traversée sur une petite barque, ont par ailleurs indiqué les gardes côtes italiens. Ce nouveau drame survient alors que le ministre italien de l’Intérieur Marco Minniti devait recevoir ce mardi les ONG afin de discuter du nouveau code de conduite que l’Italie souhaite leur faire appliquer, en accord avec Bruxelles.


18h45 – Algérie : deux islamistes armés ont été tués dans une opération militaire

L’armée algérienne a annoncé avoir tué deux islamistes armés lors d’une opération à l’ouest d’Alger, portant à 62 le nombre de « terroristes » tués depuis le début de l’année, a indiqué ce mardi 25 juillet le ministère de la Défense. Les deux « terroristes » ont été tués lundi 24 juillet dans une embuscade tendue par des militaires dans la région montagneuse d’Aghbal près de Tipaza, à 70 km à l’ouest d’Alger, selon le communiqué du ministère qui précise que des armes et des munitions ont été saisies.


18h40 – Burkina Faso : cinq personnes tuées par des jihadistes présumés dans le nord du pays

Cinq personnes ont été tuées lors d’une « série d’attaques » menées par des jihadistes présumés à moto, dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 juillet, dans trois localités du nord du Burkina Faso, frontalières du Mali, selon des sources locale et sécuritaire. « Les auteurs de l’attaque, probablement des terroristes, se déplaçaient à moto et il est possible que cette série d’attaques soit l’oeuvre des mêmes individus », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire sous le couvert de l’anonymat.


16h – Sénégal : la manifestation de l’opposition interdite, les partisans de Wade maintiennent leur appel

La préfecture de Dakar a interdit la manifestation annoncée par une partie de l’opposition, ce mardi, a confirmé à Jeune Afrique une source au sein des services de sécurité sénégalais. L’appel à manifester, lancé par la Coalition gagnante/Wattu Senegaal, dont le principal parti est le PDS d’Abdoulaye Wade, avait pour mot d’ordre l’exigence de « la délivrance des cartes d’électeurs », cinq jours avant le scrutin pour les législatives prévu ce dimanche 30 juillet. « Nous avons appris aujourd’hui en lisant la presse que notre manifestation était interdite,  Mais aucune notification ne nous est parvenu de la préfecture. C’est pourquoi, dans un esprit pacifique, nous maintenons notre appel à se mobiliser », a affirmé à Jeune Afrique El Hadj Amadou Sall, cadre du PDS.


14h30 – Afrique du Sud : le livre sur la fin de vie de Nelson Mandela retiré de la vente

Les dernières années de Mandela, un livre relatant des détails intimes sur la fin de vie du chef d’État sud-africain décédé en 2013, a été retiré de la vente, lundi 24 juillet, a annoncé l’éditeur. La famille de Nelson Mandela, qui n’avait pas été consulté, avait réagi très négativement à la publication de cet ouvrage de Vejay Ramlakan, médecin de Madiba. « Nous avons décidé de retirer immédiatement de la vente Les dernières années de Mandela (…) par respect pour la famille de feu Monsieur Mandela », a annoncé Penguin Random House, dans un communiqué, sans préciser combien d’exemplaires du livre avaient déjà été vendus.


14h15 – France / Libye : Haftar et Sarraj s’engagent à un cessez-le-feu et à des élections « dès que possible »

Le chef du gouvernement de Tripoli Fayez al-Sarraj, président du conseil présidentiel libyen, et l’homme fort de l’Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, commandant de l’armée nationale libyenne, sont ce mardi en France où ils doivent rencontre le président français Emmanuel Macron, à partir de 15h à la Celle St Cloud, en région parisienne. « Nous nous engageons à un cessez-le-feu » et « nous prenons l’engagement solennel d’œuvrer pour la tenue des élections présidentielles et parlementaires dès que possible », auraient convenu les deux principaux rivaux libyens, selon un projet de déclaration diffusé à la mi-journée par la présidence française. Les deux hommes avaient déjà affirmé vouloir tenir un engagement similaire en mai dernier.


14h – Centrafrique : regain de violences à Bangassou, la Minusca craint des affrontements

La ville de Bangassou est de nouveau en proie aux violences inter-religieuses, selon plusieurs sources concordantes contactées par Jeune Afrique, qui font état d’une tension grandissante dans cette ville du sud-est du pays. Des éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), de Ali Darassa, camperaient à l’entrée de la ville, empêchés d’entrer par le contingent marocain de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca). Les casques bleus ont, de nouveau, essuyé des tirs dans la matinée, selon une source au sein de la Minusca contactée par Jeune Afrique. Selon deux autres sources, les jeunes Peuls s’arment et s’organisent dans le quartier majoritairement musulman de Tokoyo.


13h30 – Nigeria : Après une fuite de pétrole, Shell ferme un oléoduc-clé dans l’Ogoniland

Le pétrolier anglo-néerlandais Shell a fermé vendredi 21 juillet un important oléoduc d’approvisionnement en pétrole brut à B-Dere, dans l’Ogoniland (dans le sud du Nigeria), en raison d’une fuite. « Des efforts sont en cours pour une visite d’enquête conjointe pour déterminer la cause de la fuite et la réparation de l’oléoduc [le Trans Niger pipeline – TNP-, NDLR] », a expliqué la compagnie dans un court communiqué publié ce mardi. Le TNP approvisionne le terminal des exportations de Bonny Light, qui a une capacité de production de 225 000 barils par jour. Cet oléoduc avait déjà été fermé par la major anglo-néerlandais en septembre 2016, suite à un incendie sur le réseau. La région de l’Ogoniland est régulièrement frappée par des fuites de pétrole. Le coût de la dépollution est estimé à 1 milliard de dollars, coût qui aurait dû être pour partie assumé par l’émission d’obligations vertes.


13h00 – Maroc : un journaliste condamné à trois mois de prison ferme

Le tribunal d’Al Hoceima a condamné ce mardi 25 juillet le journaliste marocain Hamid El Mahdaoui à trois mois de prison ferme pour avoir « invité » des personnes à « participer à une manifestation interdite », a indiqué le site d’information qu’il dirige, Badil. Ce journaliste engagé avait été arrêté jeudi 20 juillet avant le début d’une manifestation interdite et réprimée à Al Hoceima, épicentre d’un mouvement contestataire qui secoue la région du Rif, dans le nord du royaume.


10h30 – Nigeria : un Président peut en cacher un autre

Buhari malade, c’est sa doublure, Yemi Osinbajo, qui assure l’intérim. S’emparant de dossiers sensibles, il se révèle un successeur crédible en cas d’impeachment. Notre journaliste Sidy Yansané fait le point.


10h15 – Contestation dans le Rif : le roi Mohammed VI utilisera-t-il son pouvoir d’amnistie ?

Grâce royale ou pas ? De la réponse à cette question dépendent la remise en liberté de 176 militants du « Hirak » du Rif actuellement détenus et la fin des poursuites contre 63 autres. Ce serait un moyen pour Mohammed VI d’endiguer la crise qui sévit depuis de longs mois dans le nord du Maroc. Retrouvez l’analyse de notre journaliste Fahd Iraqi.


10h – RD Congo : la nomination de Olenghankoy à la tête du CNSA exacerbe les divisions de l’opposition

L’opposant Joseph Olenghankoy a été désigné samedi pour prendre la tête du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) de la Saint-Sylvestre, censé mettre un terme à la crise politique en République démocratique du Congo. Une nomination qui a fait bondir les membres du Rassemblement, la plateforme de l’opposition.


9h45 – Égypte : l’explosion d’une voiture piégée tue sept civils dans le nord du Sinaï

À bord d’une voiture remplie d’explosifs, quatre jihadistes ont tenté lundi d’attaquer un poste de police dans le sud de la ville d’Al-Arich, avant d’être arrêtés in extremis par les tirs d’un policier. Le véhicule a explosé à 200 m de sa cible, tuant sept civils qui se trouvaient fortuitement à proximité. Au regard de la force de la déflagration, l’armée estime que le véhicule contenait environ 100 kg d’un puissant explosif.

Depuis 2013, date de la destitution du président Mohamed Morsi, les attentats contre les force de sécurité sont monnaie courante dans le nord du Sinaï, où opère la branche égyptienne de l’organisation État islamique.


9h30 – Notre sélection des 10 infos à connaître pour débuter la journée, c’est ici : JA, la newsletter du 24 juillet.