Le fondateur d’Alibaba promet 10 millions de dollars aux entrepreneurs africains

Par Jeune Afrique

Le magnat chinois Jack Ma, lors de sa conférence à Nairobi, au Kenya, le 20 juillet 2017 © Ben Curtis/AP/SIPA

À l'occasion de sa première tournée Africaine, le chinois Jack Ma, président et fondateur du site de e-commerce Alibaba, a annoncé la création d'un fonds de 10 millions de dollars pour les jeunes entrepreneurs africains.

« Je veux que ce fonds soutienne les entreprises digitales africaines (…) L’argent est déjà disponible. C’est le mien, donc je n’ai pas besoin d’obtenir d’autorisation », a lancé Jack Ma, dimanche 23 juillet lors du sommet Youth Connekt Africa, co-organisé par le gouvernement rwandais et la CNUCED, qui se tenait à Kigali. Le fonds de 10 millions de dollars devrait entrer en activité avant la fin de l’année, a annoncé le patron d’Alibaba.

Jack Ma, qui s’exprimait en tant que conseiller spécial de la Cnuced pour l’entrepreneuriat et la petite entreprise chez les jeunes, a également annoncé qu’il comptait travailler avec l’organisation onusienne pour faire venir 200 entrepreneurs africains en Chine pour apprendre d’Alibaba. « Je veux qu’ils viennent en Chine pour rencontrer nos équipes et voir tout ce que nous avons fait, et toutes les belles idées de mon pays », a-t-il déclaré.

Partenariat avec des universités africaines

Le président d’Alibaba a aussi annoncé qu’il prévoyait de déployer un partenariat avec des universités africaines pour qu’elles offrent des formations aux technologies liées à internet, à l’intelligence artificielle et au e-commerce.

Ne pas être connecté à internet aujourd’hui est pire que de ne pas avoir accès à l’électricité il y a 100 ans

Avant d’atterrir au Rwanda, Jack Ma s’est rendu au Kenya, jeudi 20 juillet, où il a partagé avec des étudiants son expérience à la tête d’Alibaba, une entreprise de e-commerce qu’il a créée en 1999, valorisée aujourd’hui à plus de 231 milliards de dollars.

Jack Ma a également souligné l’importance de l’accès à internet. Selon lui, cet accès est encore plus fondamental pour l’économie que ne l’ont été le charbon et l’électricité auparavant. « Ne pas être connecté à internet aujourd’hui est pire que de ne pas avoir accès à l’électricité il y a 100 ans », a-t-il notamment déclaré.

Le sommet Youth Connekt Africa, qui se tenait à Kigali, a rassemblé près de 1 500 personnes. Parmi elles, des officiels, des entrepreneurs, des investisseurs, des dirigeants de multinationales ou de start-up actifs dans l’écosystème digital africain. Pour la Cnuced, le potentiel du e-commerce africain en fait un secteur clef du développement du continent.

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