Législatives au Congo-Brazzaville : le PCT de Denis Sassou Nguesso en tête, percée relative de Guy-Brice Parfait Kolélas

Un bureau de vote au Congo-Brazzaville, en 2016. © John Bompengo/AP/SIPA

Le ministère congolais de l'Intérieur a dévoilé vendredi dans la soirée les résultats du premier tour des législatives du 16 juillet au Congo-Brazzaville. Sans surprise, le Parti congolais du travail (PCT) arrive en tête avec 70 députés élus dès le premier tour. Suivent de loin les membres de l'UDH Yuki, de Guy-Brice Parfait Kolélas.

Il ne lui manquait que six sièges pour obtenir la majorité absolue dès le premier tour des législatives du 16 juillet. Le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) a en effet raflé 70 sièges sur les 151 qui étaient à pourvoir dans la nouvelle Assemblée nationale du Congo-Brazzaville.

Au total, 93 candidats ont décroché chacun un siège dès le premier tour, dont sept membres de l’Union des démocrates humanistes (UDH Yuki) de Guy-Brice Parfait Kolélas. Un petit bémol : ces derniers n’ont pas eu d’autre choix que de se présenter à ce scrutin comme des « indépendants », l’UDH Yuki n’ayant pas été agréé comme parti politique par les autorités avant les législatives.

Il n’empêche, Guy-Brice Parfait Kolélas semble satisfait du score réalisé par sa structure au premier tour. « Nous espérions huit sièges, nous en avons obtenu sept. Ce n’est pas un mauvais résultat », a-t-il expliqué lundi 24 juillet à Jeune Afrique. D’autant qu’ « aucune autre formation politique, à part le PCT qui triche, n’a pu gagner autant de sièges », a-t-il ajouté, donnant rendez-vous pour le second tour où quelques candidats UDH Yuki sont encore en course.

L’UPADS et le MCDDI en perte de vitesse

En face, c’est l’effondrement. Le parti de l’ex-président Pascal Lissouba va en effet très mal. Jusqu’ici principale formation politique de l’opposition dite républicaine au Congo-Brazzaville, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) n’a pu remporter que trois sièges au premier tour. Déjà, l’année dernière, son secrétaire général, Pascal Tsaty Mabiala, n’avait pas dépassé le cap de 5% lors de la présidentielle du 20 mars.

L’UPADS n’est pas le seul parti en difficulté. Le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), formation politique créée par l’ancien Premier ministre Bernard Kolélas, se révèle en perte de vitesse. Son leader Euloge Landry Kolélas, ministre du Commerce extérieur et de la Consommation, n’a pas résisté à Makélékélé 1 face au candidat « indépendant » aligné par son frère Guy-Brice Parfait Kolélas. Pour le second tour, le MCDDI n’a plus qu’un candidat en ballottage défavorable à Mougoundou Sud, dans le département du Niari. Alors que plusieurs autres formations, alliées au PCT pour la plupart, ont quant elles déjà engrangé entre un et trois sièges au premier tour.

Passez la souris sur chaque secteur pour voir le nombre exact de sièges remportés par chaque parti.

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