RD Congo : le Rassemblement de l’opposition trouve porte close et accuse le pouvoir de tenter de bloquer son conclave

Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, respectivement président de la RDC et chef du Rassemblement. © AP/SIPA et JA

L'ouverture vendredi 21 juillet du conclave du Rassemblement de l'opposition en RD Congo s'est déroulée dans une ambiance très particulière : les portes de la salle réservée par l'opposition sont restées fermées jusqu'à la fin de la journée.

À la grande surprise des membres du Rassemblement, les portes du centre Béthanie, où devait se tenir le conclave étaient fermées ce vendredi matin. Selon Christophe Lutundula, cadre de la principale plateforme de l’opposition : « Les  responsables du Centre nous ont clairement dit que les services de sécurité ont donné l’instruction de ne pas ouvrir les portes puisque nous n’avions pas obtenu une autorisation. »

Plusieurs heures de tractations

Après plusieurs heures de tractations, le Rassemblement a finalement décidé d’ouvrir ses assises en début d’après-midi, dans la cours du centre où Félix Tshisekedi, président du Rassemblement a lu un discours. Pour Christophe Lutundula, « la démocratie ne représente rien pour Joseph Kabila et ses partisans ». Ce cadre du Rassemblement ajoute que « la loi a toujours autorisé les rencontres politiques, tant qu’elles sont organisées dans des lieux clos, comme le fait souvent le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie [PPRD], le parti de Joseph Kabila. »

Le gouvernement évoque la « désorganisation » du Rassemblement

Contacté par Jeune Afrique, le vice-ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Basile Olongo réfute toute accusation contre le gouvernement, qui ne s’est pas prononcé officiellement sur cette rencontre : « Le Rassemblement cherche à nous impliquer dans les échecs qui ne nous concerne pas. L’échec de leur rencontre est sans doute dû au non paiement de la salle ou à une désorganisation de leur part. »

Le Rassemblement de l’opposition va clôturer samedi 22 juillet le conclave au siège de l’UDPS, à l’issue duquel une « feuille de route des actions pacifiques » prévues avant la fin de l’année seront rendus public, comme l’expliquait à Jeune Afrique la semaine dernière Martin Fayulu, l’un des cadres du Rassemblement.

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