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Mali : l’armée repousse une « attaque terroriste » à Koro, près de la frontière burkinabè

Par - à Ougadougou

Des soldats maliens près de l'hôtel Radisson Blu de Bamako, le 20 novembre 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

L'armée malienne a déclaré jeudi avoir repoussé une attaque attribuée à des groupes terroristes, contre une base militaire située à Koro, près de la frontière avec le Burkina Faso. Selon le bilan provisoire, il n'y aurait aucune victime.

Quelques jours après avoir abattu un chef jihadiste dans le centre du pays, l’armée malienne continue de remporter des victoires contre les groupes armés qui sévissent sur son territoire. « Douze hommes armés sur six motos de marque Sanili ont attaqué mercredi la ville de Koro avec des armes lourdes. La mairie et la gendarmerie étaient la cible », assure une source sécuritaire au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma). Une information confirmée à Jeune Afrique par une source militaire malienne jointe au téléphone.

« Hier, aux environs de 22 heures, à Koro, ville frontalière avec le Burkina Faso, des assaillants sont venus en motos pour attaquer le nouveau camp militaire de la garde nationale. Dieu merci, la réactivité de la sentinelle a fait qu’ils n’ont pas pu mettre à exécution leur projet. Face à la riposte, ils ont même abandonné leurs motos », a déclaré cette source. Qui ajoute : « Il n’y a eu aucune victime. Les motos ont été saisies, et des opérations militaires et de ratissage sont en cours dans la région ». Une patrouille de la garde nationale et de la gendarmerie a été déployée pour mettre la main sur d’éventuels malfaiteurs.

Attaques répétées

Le centre du Mali est en proie aux attaques répétées des groupes jihadistes. Début juillet, une mission de la garde nationale, une unité d’élite de l’armée malienne, avait abattu à Mougna (40 km à l’ouest de Djenné dans la région de Mopti) le terroriste Bekaye Sangaré. Ce dirigeant du Front de libération du Macina fondé par le prédicateur radical Amadou Koufa était tenu pour responsable de plusieurs attaques comme celle du poste de gendarmerie et de douane de Benena, près de la frontière du Burkina.

À Doumbala, village burkinabè frontalier, une attaque similaire à moto contre le poste de police avait également été mise en échec le 12 juillet mais les auteurs avaient réussi à fuir.

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