Afruibana, une plateforme pour défendre le secteur fruitier africain

Par Jeune Afrique

Plantations bananières près de Penja, dans la région du Littoral, au Cameroun. © Renaud Van Der Meeren pour les Éditions du Jaguar

L'association Afruibana, qui regroupe des représentants de producteurs et d'exportateurs de fruits du Cameroun, de Côte d'Ivoire et du Ghana, a été officiellement lancée ce mercredi 19 juillet à Bruxelles, afin de « rassembler les intérêts de la filière fruiticole en Afrique ».

Lancée à Bruxelles, à l’occasion de la visite du ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, également porte-parole des pays d’Afrique, Caraïbe et du Pacifique (ACP) lors des différentes conférences ministérielles sur la banane, Afruibana fera office d’outil de négociation et de plaidoyer pour le secteur fruitier africain.

Composée notamment de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam) et de l’Organisation des producteurs-exportateurs de bananes, d’ananas, de mangues et autres fruits de Côte d’Ivoire (Obamci), Afruibana se veut une plateforme ouverte rassemblant les producteurs de fruits du continent, qui pourront ainsi « mieux faire entendre leur voix dans les échanges internationaux », peut-on lire dans le communiqué.

L’Union européenne représente le principal débouché de la banane africaine, pour des raisons avant tout de proximité géographique et historique

Parmi les objectifs de l’association : mieux négocier les règles douanières, notamment pour la banane – secteur où l’Afrique sert souvent de variable d’ajustement -, mobiliser des financements et assurer un plaidoyer à Bruxelles. L’association disposera ainsi d’une représentation permanente dans la capitale belge où siègent de nombreuses institutions européennes.

« L’Union européenne représente le principal débouché de la banane africaine, pour des raisons avant tout de proximité géographique et historique (…) Afruibana a un rôle essentiel pour renforcer nos liens avec les instances européennes, favoriser le commerce entre l’Afrique et l’Europe, promouvoir le développement socio-économique et ainsi contribuer à lutter contre les mouvements  migratoires », explique Joseph Owona Kono, président de l’association.

Échéances

« Plusieurs échéances au niveau européen revêtent une importance stratégique pour les producteurs africains », explique Jean-Marie Kacou Gervais, vice-président d’Afruibana. De fait, l’association dispose déjà d’un calendrier chargé : fin novembre 2017, le sommet UE-Afrique d’Abidjan, qui aura pour thème la jeunesse, sera l’occasion de faire valoir l’importance de la filière fruitière africaine, grande pourvoyeuse d’emplois et frein à l’exode rural et aux migrations.

L’association compte également défendre les intérêts des producteurs et exportateurs de fruits africains lors de la préparation de l’Accord post-Cotonou à partir de janvier 2018, ou encore durant les clauses de rendez-vous entre l’UE et les producteurs latino-américains, au cours du premier trimestre 2018.

 

 

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici