Le Congo-Brazzaville veut miser sur le tourisme

Un bus de l'office national du tourisme du Congo-Brazzaville, le 17 juillet 2017 à Brazzaville. © Trésor Kibangula/J.A.

Durant deux jours, les 17 et 18 juillet, se sont tenues à Brazzaville les premières Assises nationales du tourisme du pays. Une volonté affichée de diversifier l'économie congolaise, mal en point depuis la chute des cours du pétrole.

Le contraste est saisissant. Au lendemain des législatives, à quelques 90 kilomètres du Pool où le scrutin n’a pu se tenir dans plusieurs districts pour des raisons de sécurité, à Brazzaville, l’on parle plutôt promotion du tourisme. La grande salle de conférence Cuvette de l’hôtel Radisson Blu M’bamou palace a été désignée pour accueillir les premières assises nationales du secteur.

L’événement a un slogan décliné en hashtag #DestinationCongo, et un invité de marque, le docteur Taleb Rifai, secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Et c’est le Premier ministre Clément Mouamba lui-même, à peine rentré de Sibiti où il était candidat, qui est venu ouvrir solennellement les travaux. Ces derniers devaient constituer une « force de propositions », selon les vœux du chef du gouvernement, qui a exhorté les autorités congolaises à faire du tourisme « l’un des piliers de la diversité de l’économie nationale », aux côtés notamment de l’industrie et de l’agriculture.

« Positionner la destination Congo à l’international »

« Le Congo mérite d’être une destination phare » pour le tourisme, a estimé de son côté Anthony Kwaku Ohemeng-Boamah. Le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a toutefois insisté sur certains préalables : la formation en vue d’une professionnalisation, la promotion du tourisme local, l’usage des outils modernes entre autres.

Dans un contexte de crise économique et sécuritaire, le chantier s’annonce colossal. Mais Arlette Soudan-Nonault veut y croire. La ministre congolaise du Tourisme et des Loisirs espère même que ces premières Assises nationales permettront, d’ici la fin de l’année, d’amorcer « un tour de table des bailleurs de fonds multilatéraux et des investisseurs privés du secteur ». Objectif affiché : « Positionner et consolider la destination Congo à l’international ».

Mais en interne, si le pays dit vouloir vraiment miser sur le tourisme, le climat politique doit être décrispé et la situation sécuritaire, surtout dans le Pool, doit trouver des réponses.

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