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Gabon : un report de plus pour les législatives

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président gabonais Ali Bongo Ondima, à Libreville, le 13 janvier 2017. © Sunday Alamba/AP/SIPA

La Cour constitutionnelle du Gabon a décidé ce mardi 18 juillet que les élections législatives se tiendraient « au plus tard en avril 2018 ». Déjà repoussé, le scrutin était prévu avant la fin du mois de juillet.

« Les élections des députés de l’Assemblée nationale doivent être organisées au plus tard au mois d’avril 2018 », avait indiqué la Cour constitutionnelle gabonaise. Arrêtée le 11 juillet, cette décision n’avait jusqu’à présent pas été rendue publique.

Selon Ali Bongo, le dialogue politique qu’il souhaite mener demande du temps aux autorités compétentes et implique de fait une nouvelle planifications des élections. En avril et mai, ce dialogue s’était déjà étendu sur deux mois et s’était conclu par plusieurs propositions de réformes institutionnelles.

Pour laisser un temps au dialogue politique, la Cour constitutionnelle a donc décidé que les députés de la douzième législature, en place depuis février 2012 et théoriquement élus pour une période de cinq ans, resteront donc en place jusqu’à la tenue des élections, prévue cette fois avant la fin avril 2018.

Emmanuel Issoze-Ngondet, Premier ministre gabonais, avait pour sa part sollicité la Cour pour que ce rendez-vous électoral soit reporté de deux ans. Il avait alors argué du délai de mise en place des réformes électorales issues du dialogue politique.

Une impression de déjà vu

Ce n’est pas la première fois que ce vote est décalé au Gabon. Initialement prévues en décembre 2016, les élections législatives avaient déjà été modifiées au tout début du mois et repoussées à la fin juillet 2017. Le ministre de l’Intérieur Lambert Mathapour avait alors invoqué un « cas de force majeure ». Si la décision de ce nouveau report a été officialisée ce 11 juillet, l’éventualité d’un report avaient déjà été évoquée dès avril dernier, lors de l’annonce d’un certain nombre de réformes portant sur les règles électorales.

En effet, des mesures avaient été annoncées et compromettaient déjà le nouveau délai fixé à fin juillet. Parmi elles, la refonte des circonscriptions électorales, l’augmentation du nombre de députés de 120 à 150 et la baisse du nombre de sénateurs de 102 à 70.

Un ancien ministre passé à l’opposition et déjà cité par Jeune Afrique, expliquait de surcroît que « la loi stipule qu’on ne peut pas tenir de scrutin l’année d’un redécoupage ». Il ne manquait donc au changement d’agenda plus que son annonce officielle.

Il y a un peu moins d’un an, en septembre 2016, la réélection d’Ali Bongo avait déjà secoué le pays et provoqué une violente crise post-électorale. La Cour constitutionnelle avait tranché le 23 septembre, en rejetant le recours de l’opposant Jean Ping qui se proclament pourtant toujours « président élu » du Gabon.

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