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Tunisie : nouvelle séance publique de l’IVD consacrée à la fraude électorale

Par Jeune Afrique

Audience publique de l'Instance vérité et dignité à Tunis, le 14 janvier 2017. © Capture d'écran/Instance Vérité Dignité/YouTube

Alors que le Tunisie se prépare à organiser les prochaines élections municipales, en décembre 2017, l’Instance vérité et dignité (IVD) doit se pencher vendredi 21 juillet lors d'une nouvelle séance publique sur la fraude électorale.

La onzième séance publique organisée par l’IVD se tiendra ce vendredi 21 juillet au complexe de la caisse de prévoyance et de retraite des avocats à Tunis, a fait savoir un communiqué publié lundi 17 juillet. Comme les précédentes, elle sera retransmise en direct sur plusieurs médias locaux à partir de 20h30.

Chargée de traiter les préjudices commis sous les régimes de Bourguiba et de Ben Ali (entre le 1er juillet 1955 et le 31 décembre 2013) et de dédommager les victimes, l’Instance mettra cette fois-ci en avant les irrégularités et falsifications commises pendant cette période durant les élections en Tunisie.

Des personnalités − dirigeants de partis politiques, représentants de la société civile, invités étrangers… − seront présents pour entendre les différents témoignages.

Des violations des droits de l’Homme à la corruption

Les premières auditions publiques des victimes de violations des droits de l’Homme ont démarré le 17 novembre 2016. D’autres séances ont ensuite été organisées autour des droits des Femmes, des cyberlibertés, des exactions commises pendant la colonisation française, ou encore des martyrs et victimes de la révolution.

Les révélations d’Imed Trabelsi, membre du clan Ben Ali, sur le système de corruption en Tunisie lors de la dixième audience publique de l’Instance, le 19 mai, ont quant à elles mené à l’ouverture d’une enquête judiciaire et au déclenchement de l’opération mains propres par le gouvernement.

Certaines de ces audiences de l’IVD coïncidaient avec des dates symboliques comme le 14 janvier (fuite de Ben Ali en 2011) et le 26 janvier (le « jeudi noir » de 1978). Le lieu des toutes premières audiences publiques n’avait pas non plus été choisi au hasard : il s’agissait du club Elyssa, à Sidi Bou Saïd, ouvert par l’ex-première dame Leïla Ben Ali qui y organisait souvent des réceptions privées clinquantes.

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