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RDC : l’armée reprend le contrôle d’une localité stratégique dans l’Est, sept morts

Par AFP

L'armée congolaise a déclaré dimanche avoir repris le contrôle d'une localité stratégique de l'est de la République démocratique du Congo après un jour d'occupation par une milice locale. © KUDRA MALIRO / AFP

L'armée congolaise a déclaré dimanche avoir repris le contrôle d'une localité stratégique de l'est de la République démocratique du Congo après un jour d'occupation par une milice locale, dans des combats qui ont fait sept morts.

« La localité a été reprise par les FARDC (Forces armées de la RDC) dans la nuit de samedi à dimanche, nous les avons délogés de Kipese et depuis l’armée procède au nettoyage », a déclaré à l’AFP l’un des porte-parole de l’armée congolaise dans le Nord-Kivu, le lieutenant Jules Tshikudi, indiquant que « la traque s’étend jusqu’aux alentours de Kipese ».

« Le bilan des affrontements pour la reprise de la localité de Kipese est de deux militaires décédés des suites de leurs blessures et cinq Maï-Maï tués », a ajouté l’officier.

Dimanche, la localité de Kipese, qui ravitaille en denrées alimentaires le grand centre commercial de Butembo (est), habité par un million de personnes, était toujours vidée de ses habitants.

Une milice locale, les Maï-Maï Mazembe, avait pris le contrôle samedi de Kipese, également considérée comme la porte d’entrée de Lubero-centre, le chef-lieu du territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu.

Depuis mi-juin, plusieurs groupes Maï-Maï tentent de contrôler des localités stratégiques de l’est de la RDC, affrontant l’armée régulière avec des armes lourdes et légères, selon les autorités locales et l’armée.

Les Maï-Maï sont des groupes « d’autodéfense » constitués sur une base essentiellement ethnique. Pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), nombre de ces groupes ont été armés par le pouvoir pour combattre les envahisseurs ougandais ou rwandais. Certains n?ont jamais désarmé.

L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

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