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Cameroun : deux kamikazes tuent au moins quatorze civiles dans l’Extrême-Nord

Par Jeune Afrique avec AFP

Des membres de la coalition régionale contre Boko Haram près de la ville de Fotokol, dans l'extrême nord du Cameroun, le 19 février 2015. © Edwin Kindzeka Moki/AP/SIPA

Au moins 14 civils ont été tués et une trentaine blessés dans la nuit de mercredi à jeudi dans un double attentat à Waza, dans le nord du Cameroun. Une zone où les attaques attribuées aux jihadistes nigérians de Boko Haram sont particulièrement fréquentes.

Le bilan du double attentat « est important : 16 morts (14 civils et 2 kamikazes) et une trentaine de blessés », a affirmé sous couvert d’anonymat un responsable administratif de Waza, ville de transit située entre Maroua et Kousseri, à la frontière du Nigeria, joint par téléphone depuis Yaoundé.

Deux kamikazes se sont introduits dans un lieu très fréquenté où il y « des restaurants, des call-box (cabines téléphoniques de fortune), des buvettes » et se sont fait exploser « vers 22h30 » (21H30 GMT), a-t-il expliqué.

« La ville est bouclée »

« La situation de certains blessés est assez grave », a-t-il ajouté, en précisant que la plupart d’entre eux avaient été transférés dans la ville de Mora (Extrême-Nord). « La ville est bouclée (par les forces de défenses). Personne n’entre, personne ne sort », a-t-il poursuivi.

Le double attentat et le bilan ont été confirmés à l’AFP par une source sécuritaire de la région.

La menace des violences attribuées au groupe jihadiste Boko Haram dans le nord du Cameroun contribue à enclaver la région. Autrefois très fréquentés par des touristes, Waza et son parc national n’attirent plus. En 2014, 10 ouvriers chinois avaient été enlevés dans la ville lors d’une attaque attribuée à Boko Haram. Ils avaient été libérés au bout de près de cinq mois de captivité.

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