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RDC : l’ONU évoque 38 nouvelles fosses communes dans le Kasaï

Par Jeune Afrique

Des soldats de la Monusco en patrouille devant les locaux d'une entreprise dans le village de Bushendo, dans le Nord-Kivu, en RDC, en juin 2016. © Monusco Photos/CC/Flickr

Les découvertes macabres se succèdent dans le Kasaï. Les 4 et 7 juillet 2017, 38 nouveaux charniers ont été recensés par une équipe du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) et la cellule d’appui aux poursuites, composé de procureurs civils et militaires congolais, chargés d’enquêter sur les crimes de guerre en RDC. Au total, 80 charniers ont été mis au jour dans le Kasaï depuis le début de la rébellion de la milice Kamwina Nsapu en août 2016.

« À Diboko, au cours de sa mission conjointe, l’équipe a découvert 31 nouvelles fosses communes probables dans quatre sites différents. À Sumbula, sept fosses communes probables localisées sur deux différents sites ont été identifiées », a indiqué mercredi 12 juillet Théophane Kinda, porte-parole par intérim de la Monusco, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

Une province en proie au chaos

Les deux localités en question, Diboko et Sumbula, sont situées dans le territoire de Kamonia, où sévit notamment la milice Bana Mura. Les Nations unies la suspectent d’être soutenue et armée par les autorités congolaises.

« Je suis consterné par la création et l’armement d’une milice, Bana Mura, qui soutiendrait les autorités dans la lutte » contre la rébellion Kamwina Nsapu, « mais qui a mené des attaques horribles contre des civils des groupes ethniques luba et lulua », avait ainsi déclaré à la mi-juin le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad al-Hussein.

Depuis septembre 2016, la province du Kasaï est en proie au chaos, suite à la mort du chef coutumier Kamwina Nsapu qui s’opposait aux autorités de Kinshasa. Les affrontements entre ses partisans et les forces de sécurité congolaises ont fait près de 3 400 morts selon les estimations de l’église catholique. Chaque camp est accusé d’exactions envers les civils. Chargés d’enquêter sur ces violences, deux experts missionnés par le secrétaire général de l’ONU ont été assassinés à la mi-mars dans la province du Kasaï-Central.

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