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Soudan du Sud : l’armée fidèle à Salva Kiir approche du bastion rebelle de Pagak

Par AFP

Des soldats de l'armée sud-soudanaise, en 2012 dans l'État d'Unité. © Pete Muller/AP/SIPA

Les troupes gouvernementales sud-soudanaises avancent vers Pagak. Cette ville située dans le nord-est du pays est le quartier général des rebelles depuis le début de la guerre civile en décembre 2013. Au moins 5 000 civils ont pris la fuite vers l'Éthiopie voisine.

De « violents combats » ont forcé 5 000 civils à fuir et « à passer en Éthiopie », a déclaré David Shearer, chef de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) au cours d’une conférence de presse à Juba, la capitale. « Ces citoyens sud-soudanais fuient l’avancée de l’armée gouvernementale SPLA vers Pagak, qui est, comme vous le savez, un bastion de l’opposition », a ajouté le chef de la Minuss.

« La situation dans [l’ancien État du] Haut-Nil est extrêmement inquiétante », a-t-il souligné, en précisant qu’au moins 25 humanitaires avaient été obligés de quitter Pagak et ses environs en raison de l’insécurité accrue. Selon David Shearer, les troupes gouvernementales approcheraient de la ville de Maiwut, située à 25 km au nord-ouest de Pagak.

Riek Machar en exil en Afrique du Sud

Deux ans et demi après son indépendance en juillet 2011, le Soudan du Sud est plongé depuis décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 3,5 millions de déplacés. Le conflit avait été amorcé par des combats entre des unités rivales de l’armée, minées par des antagonismes politico-ethniques alimentés par la rivalité entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Riek Machar a dû fuir à l’étranger après des combats à Juba, en juillet 2016, qui avaient signifié l’échec d’un accord de paix signé en août 2015. Il vit en exil en Afrique du Sud.

Pagak est un bastion militaire et le siège de l’opposition. Mais des combats opposent régulièrement les forces gouvernementales et les rebelles en plusieurs autres endroits du pays. Un porte-parole des rebelles, Lam Gabriel, a confirmé à l’AFP que des combats avaient lieu dans la région de Pagak. Le gouvernement entend « capturer Pagak » pour s’assurer que Riek Machar « ne reviendra pas dans son quartier général », a-t-il affirmé.

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