Sonatel : « L’opérateur télécoms reste une bonne valeur de rendement »

Par Jeune Afrique

Herman Boua est directeur de la recherche chez Hudson & Cie. ©

Herman Boua, directeur de la recherche de Hudson & Cie livre à "Jeune Afrique" son analyse sur les performances du titre de l'opérateur télécoms Sonatel à la Bourse régionale des valeurs mobilières d'Abidjan.

Quelques semaines après la baisse soudaine de son cours, en raison d’une erreur de trading, le titre Sonatel a repris des couleurs à la Bourse régionale des valeurs mobilères (BRVM) basée à Abidjan. Le Jeudi 13 novembre, le prix de l’action Sonatel était tombé à 20 350 FCFA (31 euros), après qu’un trader a cédé par erreur un important volume du titre sur le marché. Mais depuis, il est remonté pour atteindre 22 800 FCFA le 3 décembre, soit à peu près son niveau habituel.

Nous maintenons notre recommandation à l’achat de ce titre car, la Sonatel reste une bonne valeur de rendement. Le potentiel de progression du prix de l’action est certes faible (il pourrait atteindre 24 000 Fcfa à court terme) mais la société devrait par ailleurs distribuer durant les deux prochaines années, des dividendes correspondant à environ 7% de rendement (sur la base de son cours actuel).

JA2813p119infoProgression

Dans un contexte de baisse des revenus par utilisateur, la filiale sénégalaise de l’opérateur français Orange a affiché au premier semestre de cette année, un chiffre d’affaires en hausse de 11,7 % tiré par la croissance du nombre d’abonnées du mobile (+22 %) et un résultat net en progression de 6,7 % par rapport à la même période de l’exercice précédent. Surtout, sa marge Ebitda tourne autour de 50 % quand celle du secteur se situe entre 35 % et 40 %. Ce qui traduit une bonne gestion de ses charges de fonctionnement.

Autre élément important, Sonatel qui représente à elle seule près de 40 % de la capitalisation de cette place, est aussi le titre le plus liquide. En moyenne, il s’échange pour 250 millions de F CFA d’actions Sonatel par jour sur un total de transactions de 540 millions de F CFA à la BRVM. Toutefois, la valeur ne renouera avec des perspectives d’une croissance forte que lorsque le groupe aura concrétisé une nouvelle implantation en Afrique de l’ouest, vu que ses principaux marchés (Sénégal et Mali) commencent à être matures.

 

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