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Pétrole : l’Opep envisage de fixer des quotas de production au Nigeria et à la Libye

Par Jeune Afrique

Vue d'une raffinerie de pétrole. © Dirk Ingo Franke/CC/Flickr

La Libye et le Nigeria pourraient se voir imposer des quotas de production par l'Opep, d'après le "Wall Street Journal" qui cite des délégués du cartel. Ces deux pays membres de l'organisation avaient jusqu'ici été épargnés par de telles limitations, du fait des difficultés qu'ils traversaient.

La production croissante de pétrole, en Libye et au Nigeria, inquiète les autres membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui envisagent d’imposer des quotas de production à ces deux pays, a révélé le Wall Street Journal vendredi 7 juillet.

Les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avaient convenu, en novembre 2016, de réduire leur production de 1,2 million de barils par jour sur une période de six mois à compter du début du mois de janvier 2017, en vue de soutenir les cours. En Afrique, seuls la Libye et le Nigeria − le deuxième producteur du continent − avaient été exemptés de quotas. Le premier, du fait de la guerre civile, et le deuxième à cause des attaques de groupes armés dans le delta du Niger.

La production en hausse en Libye et au Nigeria

Mais les deux pays ont vu leur situation évoluer depuis, portant la production d’or noir de l’Opep à son plus haut niveau depuis le début de l’année. La Libye, qui produisait 400 000 barils par jour en octobre, a relevé sa production à plus d’un million de barils quotidiens. Quant au Nigeria, sa production a augmenté de 200 000 barils/jour depuis octobre, pour atteindre 1,6 millions de barils quotidiens.

La mesure de réduction de novembre 2016 avait été suivie par les autres pays africains membres de l’organisation : l’Angola et l’Algérie, respectivement premier et troisième producteurs de pétrole en Afrique, s’étaient engagés à réduire leur production de 78 000 et 50 000 barils par jour ; le Gabon, dont la production est en baisse depuis plusieurs années, ne s’était engagé que sur 9 000 barils par jour en moins. La Guinée Équatoriale, qui a officiellement rejoint l’organisation le 25 mai dernier, avait également pris l’engagement de réduire sa production de 12 000 barils par jour.