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Boris Boillon, l’ex-ambassadeur de France à Tunis, condamné pour « blanchiment de fraude fiscale »

Par Jeune Afrique avec AFP

Boris Boillon le 31 octobre 2010 à l'aéroport de Bagdad. © Karim Kadim/AP/SIPA

Ancien ambassadeur à Tunis et protégé du président Nicolas Sarkozy, Boris Boillon a été condamné vendredi 7 juillet par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis et à l'interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans, pour « blanchiment de fraude fiscale ».

L’affaire remonte au 31 juillet 2013, lorsque l’ancien « Sarko boy » est interpellé à la gare du Nord à Paris alors qu’il s’apprête à monter dans un train Thalys en direction de Bruxelles.

Dans une mallette, les douaniers retrouvent 350 000 euros et 40 000 dollars en espèces. Des sommes qui n’avaient fait l’objet d’aucune déclaration, alors que le code des douanes oblige les particuliers à déclarer toute somme supérieure à 10 000 euros.

Face aux enquêteurs, l’intéressé a déclaré que ces sommes provenaient de prestations réalisées par sa société Spartago en Irak. Mais la justice n’est jamais parvenue à vérifier la véracité de ces émoluments.

Le tribunal de Paris a ordonné ce vendredi 7 juillet la confiscation des quelque 400 000 euros saisis, ainsi que le versement d’une amende douanière de 95 036 euros et le paiement de 30 000 euros à l’État français, qui s’était constitué partie civile. En plus de la condamnation pour « blanchiment de fraude fiscale », Boris Bouillon a également été reconnu coupable de « manquement à l’obligation déclarative de transfert de capitaux ». Il a cependant été relaxé des charges de « faux et usage de faux » et « d’abus de bien social ».

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