Côte d’Ivoire : le RDR annonce son congrès et dénonce le débat « malsain » sur l’alternance

Le président Ivoirien, Alassane Ouattara, lors du référendum constitutionnel, à Abidjan, le 30 octobre 2016. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

Le troisième congrès du Rassemblement des républicains (RDR), le parti d'Alassane Ouattara, aura lieu à Abidjan les 9 et 10 septembre, a annoncé le bureau politique du parti, mardi 4 juillet. Une réunion pendant laquelle le parti a appelé ses "alliés à la sérénité", alors que le débat sur l'alternance accapare l'essentiel des discussions politiques.

La date est désormais fixée. Le troisième congrès ordinaire du Rassemblement des républicains (RDR) aura lieu les 9 et 10 septembre 2017 à Abidjan, a déclaré le porte-parole adjoint du parti, Mamadou Touré, au terme du bureau politique du RDR mardi soir. Une déclaration lue au siège du parti face à une salle comble et en présence des hauts cadres de la formation présidentielle, dont le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly.

Si le troisième congrès était à l’ordre du jour du bureau politique, le parti en a également profité pour condamner « la résurgence du débat sur la succession du président de la République et la question de l’alternance en 2020 ». Un « débat malsain et inopportun », a jugé mardi la direction du RDR, appelée par sa base à réagir après les dernières déclarations du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, son allié politique au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Dans une interview accordée en juin à Jeune Afrique, Henri Konan Bédié avait affirmé que son parti présenterait un candidat lors de la prochaine présidentielle. « Le PDCI aura un candidat en 2020. Ce sera le candidat unique du RHDP. Il faut qu’Alassane Ouattara et moi nous entendions sur ce point pour que cette alternance ait lieu », avait-il assuré.

Le RDR « appelle les partis alliés à la sérénité »

Cette déclaration avait échaudé une partie de la base militante du RDR, de plus en plus critique envers l’alliance entre les deux partis. Des tensions et incompréhensions qu’a d’ailleurs relayé le secrétaire général du parti par intérim, Amadou Soumahoro, rapportant les doléances exprimées par les militants lors des pré-congrès d’avril.

« Les militants estiment que les alliés ne s’impliquent pas suffisamment dans la gestion des affaires de l’État, notamment en période de crise sociale », a-t-il déclaré, s’attirant les applaudissements nourris de la salle.

Des accrocs que le RDR entend dépasser. « Le bureau politique appelle à la création dans les meilleurs délais du parti unifié autour des idéaux de l’houphouétisme […] et invite les partis alliés à la sérénité », a ainsi déclaré Mamadou Touré, déplorant « le fait que certaines personnalités et rédactions de journaux appellent à la division ».

« C’est au sein du parti unifié que nous discuterons de toutes les questions : aussi bien de l’alternance que de la mobilisation de nos partis », a renchéri Adama Bictogo, secrétaire général adjoint du parti. Avant d’ajouter : « Le RDR est le premier parti politique et se veut d’être le fer de lance du parti unifié. Il y aura certainement des modalités à respecter et quelques réglages, mais nous croyons toujours au RHDP. »

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