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Côte d’Ivoire : recrudescence des cas de dengue à Abidjan

Voici une femelle Aedes aegypti en plein dîner. Il s'agit du moustique vecteur de la dengue et du virus zika. © James Gathany/AP/SIPA

Plus de deux mois après la détection d'un cas de dengue de type 3 en Côte d'Ivoire, 130 malades étaient recensés à la fin du mois de juin, principalement dans la commune de Cocody, à Abidjan.

Pas d’inquiétude, mais une vigilance renforcée, font savoir les autorités sanitaires après la recrudescence des cas de dengue dans la capitale économique ivoirienne. Sur les plus de 380 cas suspects recensés en date du 23 juin, 130 ont été diagnostiqués positifs à la dengue à Abidjan par l’Institut Pasteur, selon les chiffres communiqués par l’Institut national d’hygiène publique (INHP).

Parmi ces malades, deux décès ont à ce jour été enregistrés, précise l’INHP. « Il est toutefois difficile de confirmer que ces personnes sont mortes de la dengue, le lien est difficile à établir », explique le docteur Daouda Coulibaly, chef du service de la surveillance épidémiologique de l’Institut national d’hygiène publique (INHP).

« Cocody est le foyer »

Cette recrudescence des cas de dengue, observée depuis fin avril, affecte principalement la commune abidjanaise de Cocody. « C’est clairement le foyer de l’épidémie, même si des cas ont également été détectés à Abobo ou à Marcory », poursuit le chef de service à l’INHP, chargé d’endiguer toute propagation de la dengue en Côte d’Ivoire. Cette maladie, transmise par le moustique de type Aedes, présente des premiers symptômes similaires à la grippe ou au paludisme.

« Nous ne sommes pas particulièrement inquiets : il est vrai que le nombre de cas est important, mais ce n’est pas la première fois que nous y sommes confrontés et nous avons les compétences pour y faire face », rassure Daouda Coulibaly.

Transmission locale

Reste que les premières enquêtes effectuées par l’INHP auprès des malades démontrent une transmission locale : en clair, que les malades ont été contaminés par le moustique infecté à Abidjan. Pour éviter toute propagation de cette maladie, contre laquelle il n’existe encore aucun traitement spécifique, des opérations de démoustication et de destruction de gîtes larvaires ont d’abord été menées à Cocody, avant d’être étendues à d’autres communes.

Autre levier privilégié par les autorités sanitaires : la sensibilisation des populations et du corps médical. Ce qu’explique Daouda Coulibaly : « Nous rencontrons des médecins pour qu’ils soient au fait de la conduite à adopter face à un cas suspect, et nous menons également des opérations de sensibilisation auprès des populations pour ne pas laisser des gîtes larvaires se constituer, surtout en période de saison des pluies. »

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