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Côte d’Ivoire : le procès de Michel Gbagbo pour « divulgation de fausses nouvelles » de nouveau reporté au 20 octobre

Michel Gbagbo, fils de l'ex-président et d'une première épouse française. © Ananias Léki Dago pour J.A.

Le procès de Michel Gbagbo pour « divulgation de fausses nouvelles » a été reporté au 20 octobre, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat. Dans une interview accordée en mai 2016 à Koaci.com, le fils de l'ex-président ivoirien avait évoqué la disparition de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire.

D’abord prévue le 23 juin dernier, l’ouverture du procès de Michel Gbagbo pour « divulgation de fausses nouvelles » a été reporté au 20 octobre prochain devant le tribunal correctionnel d’Abidjan à la demande de toutes les parties, a-t-on appris vendredi 30 juin auprès de son avocat, Maître Ange Rodrigue Dadjé.

Michel Gbagbo, fils de l’ex-Président et d’une première épouse française, avait été inculpé fin mai 2016 après un entretien accordé quelques semaines auparavant au site d’informations Koaci.com. Il y déclarait qu’ « à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons » ivoiriennes et que « 300 personnes […] inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 étaient portées disparues ».

Des déclarations « mensongères », avait alors réagi Richard Adou, procureur de la République, qui avait également inculpé Laurent Despas, directeur général du site d’informations Koaci.com. « Le parquet n’a été saisi d’aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale », avait affirmé le procureur.

« Un acharnement politique »

« La Constitution ivoirienne garantit la liberté d’expression. J’ai eu moi-même à demander à plusieurs reprises où se trouvaient tels ou tels prisonniers, dont Charles Blé Goudé, ou Michel Gbagbo. Donc dire qu’il y a des prisonniers dont on a pas de nouvelles et qu’on qualifie de prisonniers disparus, c’est une réalité », avait pour sa part déclaré Maître Ange Rodrigue Dadjé lors du premier report du procès vendredi dernier, dénonçant « un acharnement politique ».

En mars 2015, Michel Gbagbo avait déjà été condamné à cinq ans d’emprisonnement pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Un procès au terme duquel Simone Gbagbo avait écopé de vingt ans de prison pour le même chef d’accusation.

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