Taekwondo : deux médailles d’or africaines aux Championnats du monde

Abdoulrazak Issoufou Alfaga affrontant l'Ouzbek Dmitriy Shokin lors de la demi-finale du tournoi Olympique à Rio en 2016. © Andrew Medichini/AP/SIPA

L'Afrique est bien représentée aux championnats du monde de taekwondo à Muju en Corée du Sud. L'Ivoirienne Ruth Gbagbi et le Nigérien Issoufou Alfaga Abdoulrazak ont remporté la médaille d'or dans leurs catégories respectives jeudi 29 et vendredi 30 juin. Des résultats qui viennent confirmer les belles performances des deux sportifs lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016.

L’Ivoirienne Ruth Gbagbi et le Nigérien Issoufou Alfaga Abdoulrazak ont marqué un peu plus l’histoire sportive de leurs pays respectifs en devenant Champions du monde de taekwondo jeudi 29 juin et vendredi 30 juin à Muju, en Corée du Sud. L’Afrique repart de cette compétition avec trois médailles, si l’on compte celle en bronze du Gabonais Anthony Obame qui avait lui même décroché l’or en 2013 lors des championnats du Monde au Mexique. Ces résultats viennent confirmer les débuts prometteurs des jeunes athlètes africains. La comparaison avec 2015, où aucun athlète du continent n’avait remporté de titre mondial, est probante.

C’est le Nigérien  Issoufou Alfaga Abdoulrazak, âgé de 22 ans qui a ouvert le compteur africain lors des 23e championnats du monde de taekwondo. Il aura fallu attendre les deux dernières journées de la compétition. Le géant de 2m07 a décroché l’or face au Britannique Mahama Cho. Issoufou Alfaga Abdoulrazak a dominé sa finale de bout en bout, puisqu’il a mené le score tout le long du match pour un résultat final de 9-4. La fédération mondiale de taekwondo parle d’une « victoire sans problème d’Issoufou mais d’un désastre pour Cho ».

18 éliminations dans l’équipe ivoirienne

Issoufou Alfaga Abdoulrazak sortait d’une demi-finale 100% africaine. Opposé au Gabonais Anthony Obame dans la catégorie des + de 87 kg, il était venu à bout de son adversaire pour accéder à la finale. Obame remporte donc la médaille de bronze. Il avait déjà marqué l’histoire du Gabon en 2012 en devenant le premier athlète du pays à remporter une médaille olympique.

 

 

Vendredi 30 juin, c’est Ruth Gbagbi qui est devenue championne du monde dans la catégorie des – de 62 kilos. Elle sauve ainsi les championnats de la Côte d’Ivoire, arrivée avec 19 athlètes pour 18 éliminations. Même le champion olympique en titre, l’Ivoirien Cheick Cissé n’aura atteint aucune finale. Ce fut donc une libération pour la délégation ivoirienne de voir Gbagbi Ruth l’emporter 19 – 9 contre la Britannique Rachelle Booth.

 

Victoires historiques

Ces victoires sont prometteuses pour l’avenir du taekwondo en Afrique car Ruth Gbagbi, Issoufou Alfaga Abdoulrazak et même Cheick Cissé, sont tous âgés de 22 ou 23 ans. Les deux premiers viennent confirmer leurs bons résultats des Jeux Olympiques de Rio et sont la preuve de leur progression. En 2016, Gbagbi était devenu la première femme à apporter une médaille Olympique à la Côte d’Ivoire en remportant le bronze. Elle est aussi triple championne d’Afrique.

Ruth Marie Christelle Gbagbi réalise qu'elle vient de gagner la médaille de bronze aux JO de Rio 2016. © Andrew Medichini/AP/SIPA

De même, avec sa médaille d’argent à Rio en 2016, le Nigérien Issoufou Alfaga Abdoulrazak était déjà entré dans l’histoire olympique de son pays en devenant le deuxième athlète à décrocher une médaille aux JO après celle en bronze du boxeur Issaka Dabore en 1972, à Munich. En 2015, il avait déjà remporté les Jeux Africains.

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