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RDC : un commissariat de police attaqué à Kinshasa

Par Jeune Afrique avec AFP

Des forces de la police congolaise anti-émeutes en patrouille dans les rues de Kinshasa après des violences, le 20 septembre 2016. © John Bompengo/AP/SIPA

Un commissariat de police a été attaqué en plein après-midi, ce jeudi 29 juin, dans le quartier de Matonge, à Kinshasa, par « un groupe de bandits ». Selon un communiqué de la police, elle serait le fait d' « un groupe de bandits » armés dont l'un a été tué.

Un commissariat de police a été attaqué jeudi 29 juin, dans l’après-midi, dans le quartier de Matonge, à Kinshasa, a-t-on appris via l’AFP ce jeudi soir. Selon plusieurs habitants, un important dispositif de sécurité a été mis en place par les forces de l’ordre congolaises dans le quartier Matonge suite à cette attaque. Si l’on en croit un communiqué de la police relayé par l’AFP, elle est le fait d’ « un groupe de bandits » armés. Parmi ceux-ci, un assaillant aurait été tué et trois autres « maîtrisés par les forces de l’ordre ». Ils seraient « présentement sous interrogatoire ».

Par ailleurs la police indique dans ce document que quatre agents dont trois officiers ont été blessés au cours de l’attaque et qu’un fusil d’assaut et une machette ont été saisis.

Des détenus évadés du commissariat

Selon les habitants interrogé par l’AFP, les tirs nourris auraient duré 30 minutes.  « Il n’y avait pas moyen de sortir » témoigne ainsi une résidente de Matonge. On sait aussi par le communiqué que des détenus, « présumés auteurs de l’infraction », alors en garde à vue, se seraient évadés du commissariat suite à la détérioration d’un cachot de police.

« Actuellement, la situation est sous contrôle et les opérations de police sont en cours pour mettre hors d’état de nuire les dits assaillants », affirme néanmoins le communiqué.

Des évasions de plus en plus fréquentes

Cette attaque, non revendiquée, intervient à la veille de la célébration du 57e anniversaire de l’indépendance de la RDC, ancienne colonie belge. Les attaques de commissariats et de prisons sont fréquentes depuis près de deux mois en RDC, pays qui traverse une crise politique importante depuis la fin de l’année dernière.

Le 17 mai dernier, c’est la prison centrale de Makala qui était attaqué par les adeptes de Ne Muanda Nsemi, député et chef de la secte de la secte politico-mystique Bundu dia Kongo. Ensuite une série d’évasions dans les prisons a été observée au Nord-Kivu dans une prison de Beni, à Kasa-Ngulu au sud-ouest de Kinshasa, ainsi qu’au commissariat du district de Mont-Amba et à la prison de Matete à Kinshasa.

Âgé de 46 ans, Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat a échu le 20 décembre 2016 et la Constitution lui interdit de se représenter. Il se maintient à la tête du pays en vertu d’une décision controversée de la Cour constitutionnelle, entérinée par un accord signé le 31 décembre dernier entre la majorité et l’opposition. Le 23 juin, les évêques catholiques ont invité les Congolais à se mobiliser et à se mettre « debout » pour demander l’application intégrale de cet accord. La RDC n’a connu aucune transition démocratique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

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