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Libye : sept membres de la mission de l’ONU pris en otage puis libérés

Par Jeune Afrique avec AFP

File d'attente à proximité de la ville de Dehiba, à la frontière de la Tunisie et de la Libye, en mai 2011. © Chokri Mahjoub/AP/SIPA

Un convoi de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) a été attaqué mercredi 28 juin par des hommes armés. Sept de ses membres ont été pris en otage pendant plusieurs heures avant d’être finalement libérés.

Le convoi des Nations unies a été attaqué à Zawiya, à 50 km à l’ouest de Tripoli, sur la route reliant la capitale libyenne à Sorman. Les membres de la Manul étaient en route vers un centre de rétention de migrants qu’ils devaient visiter. L’attaque n’a fait aucune victime, mais le groupe armé a retenu prisonniers sept membres de la mission de l’ONU.

Les circonstances de l’attaque ne sont pas connues mais une photo présentée comme celle du convoi a circulé sur les réseaux sociaux. On y voit un 4×4 de l’ONU dont les vitres ont été criblées de balles. Mercredi, en fin de journée, l’ambassadeur britannique en Libye, Peter Millett, a dit son inquiétude sur son compte Twitter, se déclarant « troublé » par l’attaque.

Un enlèvement pour obtenir la libération de détenus à Tripoli

Quelques heures plus tard, le général Najmi al-Nakoua, chef de la garde présidentielle, qui est notamment en charge de la protection des missions diplomatiques à Tripoli, a annoncé la libération des sept otages (un Malaisien, un Roumain, trois Libyens, une Égyptienne et une Palestinienne). « Ils ont été libérés. Ils sont tous sains et saufs », a-t-il déclaré à l’AFP. Une libération confirmée dans la soirée par une porte-parole de la Manul, basée en Tunisie, qui a précisé qu’il n’y avait aucune victime et que la Mission « attendait avec impatience leur retour en toute sécurité à Tripoli ».

Abdallah al-Lafi, un membre du Parlement libyen qui a participé aux négociations qui ont permis la libération des sept membres de la mission onusienne a confirmé à l’AFP que tous étaient « en bonne santé ». Il a cependant précisé qu’ils se trouvaient toujours au poste de police de Sorman. « Nous attendons toujours qu’un dispositif de sécurité soit mis en place pour partir », a-t-il déclaré. Selon Abdallah al-Lafi la prise d’otage avait pour objectif de faire pression pour obtenir la libération de détenus à Tripoli, mais il affirme avoir « pu les convaincre de relâcher le personnel de l’ONU avant toute négociation ».

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, représentations diplomatiques et diplomates en Libye sont la cible régulière d’attaques et d’enlèvements. La plupart des missions diplomatiques ont quitté le pays en 2014.