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Football – Arthur Boka : « Si la Côte d’Ivoire ne se qualifie pas pour le Mondial, ça va poser de gros problèmes »

L'équipe de football de Côte d'Ivoire affrontera le Gabon en août et en septembre qualifications pour la Coupe du Monde 2018. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Libre depuis son départ du FC Sion (Suisse), Arthur Boka cherche un club. L’international ivoirien (87 sélections entre 2004 et 2015), qui a notamment joué à Strasbourg, Stuttgart et Malaga, revient sur sa situation, mais aussi sur celui des Éléphants, qui traversent une période compliquée.

Jeune Afrique : Vous avez quitté Sion en mars dernier, après une expérience difficile en Suisse. Quelles sont vos ambitions pour la saison à venir ?

Arthur Boka : Actuellement, je suis dans ma maison en Espagne et je me prépare physiquement. J’ai quitté la Suisse en mars. J’étais arrivé l’été dernier, et j’avais disputé quelques matchs avant de me blesser. Il y a eu un changement d’entraîneur, mais il faut savoir que dans ce club, c’est le président (Christian Constantin, NDLR), qui décide de tout. Au retour des vacances d’hiver, on m’a envoyé en équipe réserve. Les choses ont continué à se compliquer et j’ai préféré résilier mon contrat. J’ai 34 ans aujourd’hui, mais je pense pouvoir jouer encore deux ou trois saisons. En tout cas, j’en ai envie.

Vous avez évolué dans cinq championnats (Belgique, France, Allemagne, Espagne, Suisse) qui font partie des quinze meilleurs d’Europe… Avez-vous des préférences ? 

Non, pas particulièrement. Évidemment, si je peux jouer dans un bon championnat européen, même en Ligue 2, ce serait une bonne chose. J’ai quelques contacts avec des clubs, en Europe, mais rien de concret pour l’instant. Et on peut aussi me proposer un bon challenge ailleurs qu’en Europe. Je suis ouvert à tout. Si j’avais 25 ans, ma réflexion serait différente et la priorité serait alors un gros championnat européen. Là, c’est autre chose. J’ai envie de jouer à un bon niveau, de me faire plaisir, mais l’essentiel de ma carrière est fait. Je suis également prêt à faire des efforts financiers, si le challenge est intéressant.

Votre dernière sélection remonte à 2015. Un retour chez les Éléphants est-il envisageable ?

Je n’ai jamais annoncé ma carrière internationale ! Pour l’instant, ma priorité est de trouver un club. Si je joue et que je suis performant, pourquoi ne pas postuler à une place en sélection ? Je sais qu’il y a beaucoup de nouveaux jeunes joueurs, mais l’expérience est importante.

Yaya Touré pourrait-il revenir ?

Je ne sais pas… Il a arrêté, il a ses raisons. Mais si le sélectionneur Marc Wilmots veut vraiment qu’il revienne, ne serait-ce que pour aider pour quelques matchs, à lui de le convaincre. Yaya Touré est un grand joueur, il peut toujours apporter quelque chose.

Les débuts de Marc Wilmots sont compliqués, avec deux défaites aux Pays-Bas en amical (0-5, le 4 juin) et à Bouaké face à la Guinée (2-3). Êtes-vous inquiet ?

Non. Bien sûr, ce n’est pas bon pour la confiance. Mais ce n’est pas la première fois qu’une équipe débute mal et se rattrape par la suite, ou inversement. J’ai confiance, parce que l’équipe a un vrai potentiel. Elle ne s’en rend peut-être pas assez compte, mais il faut regarder les choses : on a des cadres comme Kalou, Aurier, Bony, Doumbia, Gervinho, qui ont de l’expérience et jouent dans de bons clubs. Il y a aussi des jeunes prometteurs qui arrivent, comme Zaha, Gnagnon, etc. Il faut juste leur laisser un peu de temps pour mieux se connaître collectivement.

Ces deux résultats ne sont pas forcément très encourageants, avant les deux matchs face au Gabon fin août et début septembre en qualifications pour la Coupe du Monde 2018.

C’est dans deux mois… Il est évident qu’il ne faudra pas passer au travers. Car si la Côte d’Ivoire ne se qualifie pas pour la Coupe du Monde, ça va poser de gros problèmes…