Jacob Zuma attendu mardi au Lesotho

Par Jeune Afrique

Des soldats dans une rue de Maseru, le 1er septembre 2014, au Lesotho. © AFP

Le président sud-africain, Jacob Zuma, devrait se rendre mardi au Lesotho pour tenter une médiation entre les différents partis politiques.

Deux sources, gouvernementale à Maseru et diplomatique à Pretoria, ont confirmé que le président sud-africain, Jacob Zuma, avait l’intention de se rendre mardi 9 septembre au Lesotho pour tenter une médiation entre les différents partis politiques. Lundi, le Premier ministre Thomas Thabane refusait toujours d’annoncer la date de réouverture du parlement.

"La situation dans le pays n’est pas stable, comment peut-on rouvrir le parlement dans ces conditions?", a déclaré par le Premier ministre, en conflit ouvert avec certains des ministres de la fragile coalition au pouvoir.

"Nous avons un général rebelle qui a pris le maquis avec des armes de l’arsenal du pays et qui refuse de se soumettre à l’autorité. Ce n’est pas le moment de rouvrir le parlement", a-t-il ajouté.

Lundi matin, le porte-parole du gouvernement du Lesotho et ministre de la Communication Selibe Mochoboroane, hostile à Thomas Thabane, a déclaré : "Selon la feuille de route, le Premier ministre devait lever la suspension du parlement et donner un préavis de 14 jours aux parlementaires avant la réouverture du parlement le 19 septembre. Tout ce qu’il a fait, c’est de dire qu’il levait la suspension, mais il n’a donné aucune date".

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Le Premier ministre Thomas Thabane, qui avait lui-même suspendu le parlement en juin pour éviter une motion de censure, affirme pour sa part que la date doit être annoncée par le roi Letsie III, qui occupe une fonction essentiellement protocolaire dans cette monarchie constitutionnelle.

Pour ne rien arranger à une situation politique déjà compliquée, l’ancien chef de l’armée, le général Tlali Kamoli, a refusé d’être démis par le Premier ministre et est entré en rébellion. Ce dernier a pris le maquis avec une poignée d’hommes aguerris et des armes, se réfugiant dans les montagnes après avoir dérobé des armes légères, mais aussi des canons antiaériens et des mortiers.

Selon des sources dans les services de renseignement, il contrôle une force spéciale d’élite composée de 40 hommes très bien entraînés, ainsi que les renseignements militaires.

Le nouveau chef de l’armée, le général Maaparankoe Mahaole, a estimé dimanche que seul le recours à la force permettrait de déloger son rival. "De notre point de vue, les négociations ont échoué. Désormais, je pense que notre seule option est de lancer une opération armée", a expliqué le général Mahaole, qui avait été victime d’une tentative d’assassinat dans la nuit du coup de force, le 30 août.

(Avec AFP)

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