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Le romancier guinéen Tierno Monénembo reçoit le Grand prix de la francophonie de l’Académie française

Par Jeune Afrique avec AFP

Le Grand prix de la francophonie a été décerné jeudi 22 juin à Tierno Monénembo, auteur guinéen engagé, pour l’ensemble de son œuvre. © Mychele Daniau/AFP

L'écrivain guinéen Tierno Monénembo a été distingué jeudi 22 juin 2017 par l'Académie française, qui lui a décerné le prestigieux Grand prix de la francophonie.

Le Grand prix de la francophonie a été décerné jeudi 22 juin à Tierno Monénembo, auteur guinéen engagé, pour l’ensemble de son œuvre. Le romancier est notamment l’auteur du Terroriste noir. Son dixième roman paru en 2012 fait le récit de la vie d’Addi Bâ, un Peul de Guinée, héros de la Résistance française, membre du premier maquis des Vosges et fusillé par les nazis en 1943.

Tierno Monénembo est également connu pour avoir dénoncé le silence de la communauté internationale après le massacre de plus de 150 civils par l’armée en septembre 2009 à Conakry. « La Guinée se meurt, le monde a le droit de le savoir, le monde a le devoir de s’en indigner. Les Guinéens méritent la compassion des autres nations », avait alors écrit l’écrivain dans une tribune publiée par Le Monde.

Auteur d’une douzaine d’ouvrages, Tierno Monénembo, 69 ans, et grande voix de la littérature africaine, possède un style unique alternant gravité et légèreté. Avec le Grand prix de la francophonie, il gagne la somme de 30 000 euros.

Le poète haïtien Anthony Phelps aussi récompensé

Au total, l’Académie française a établi un palmarès qui comprend 63 distinctions. Parmi les personnalités également honorées figurent le comédien Philippe Caubère, prix du Théâtre et le chanteur Gérard Manset récompensé par la Grande médaille de la chanson française. L’écrivain Charles Juliet, 82 ans, a reçu le Grand prix de littérature pour l’ensemble de son oeuvre tandis que le cardiologue franco-libanais François Boustani a reçu la Grande médaille de la francophonie. Le cinéaste Stéphane Brizé, réalisateur notamment de La loi du marché a été récompensé par le prix du cinéma René Clair.

Auteure remarquée du roman Tropique de la violence sur la tragédie des kwassa-kwassa entre les Comores et Mayotte, Nathacha Appanah a reçu, quant à elle, le prix Anna de Noailles. Du côté de la poésie, le grand prix a été remis au poète haïtien Anthony Phelps pour l’ensemble de son œuvre.