Politique

Jacob Zuma tente de sauver l’accord de paix au Lesotho

Jacob Zuma (g) est accueilli par Thomas Thabane, le 9 septembre 2014 à l'aéroport de Moshoshoe. © AFP

Les dirigeants rivaux du Lesotho se sont engagés mardi à résoudre la crise politique ouverte par une tentative de coup d'État fin août, après une médiation du président sud-africain Jacob Zuma. Ils ont convenu de reprendre les pourparlers et de communiquer à Jacob Zuma une date concrète de réouverture du Parlement – suspendu en juin.

"Nous avons eu une bonne discussion, très franche", a déclaré le président sud-africain, Jacob Zuma, après la réunion de trois heures, qui avait pour but de sauver l’accord de paix conclu il y a une semaine.

Bien que la sortie de crise élaborée sous l’égide de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) lors de négociations en Afrique du Sud tarde à se concrétiser sur le terrain, le Premier ministre du Lesotho, Thomas Thaban, semble plutôt confiant, alors même qu’il avait sollicité la semaine dernière l’envoi de troupes de l’organisation régionale. "Nous sommes sur le point d’arriver à quelque chose", a-t-il affirmé, bien qu’il soit toujours en conflit avec une partie de la coalition gouvernementale.

>> Pour aller plus loin : "Lesotho : la crise expliquée en sept points clés"

Jacob Zuma dans le rôle de médiateur

Mardi à Maseru, le porte-parole du gouvernement sud-africain Clayson Monyela a renouvelé les appels à une résolution pacifique du conflit. "Le président Zuma est venu rappeler à tous les engagements politiques pris la semaine dernière. Donnons une chance à la diplomatie" a-t-il déclaré.

À son arrivée au Lesotho, Jacob Zuma a salué le roi Letsie III, avant de s’entretenir avec Thomas Thabane.

Le président sud-africain a également rencontré des membres du gouvernement et des responsables de l’opposition, notamment ceux qui sont susceptibles d’influencer le général Kamoli, retranché dans les montagnes avec des armes et un groupe de soldats d’élite.

Incertitudes sur le sort du général Tlali Kamoli

Les parties n’ont pas précisé quelle réponse elles escomptaient apporter au problème que pose le chef d’état-major, le général Tlali Kamoli. Démis de ses fonctions par le Premier ministre juste avant la crise, il avait refusé de démissionner et est accusé d’avoir déclenché la crise, avec une tentative de coup d’État le 30 août. Le nouveau chef de l’armée, le général Maaparankoe Mahaole, a estimé dimanche que seul le recours à la force permettrait de déloger son rival.

(Avec AFP)

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