Maroc : les ambitions du ministre de la Santé El Houcine Louardi

Par - à Casablanca

Le ministre de la Santé, El Houcine Louardi, entame une grande réforme dans son département. © YouTube/Kifache TV

Le ministre marocain de la Santé veut généraliser la couverture médicale et augmenter les capacités d’accueil dans les centres hospitaliers publics. Des commissions d'inspections seront aussi mises sur pied.

El Houcine Louardi démarre sur les chapeaux de roue son deuxième mandat successif à la tête du département de la Santé. Après avoir réussi à faire adopter au Parlement son projet de loi pour l’extension de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) aux travailleurs indépendants et aux professions libérales, le ministre vient de révéler son plan stratégique pour 2017-2021. La poursuite de la généralisation de la couverture maladie constitue d’ailleurs un des principaux axes du programme Louardi. Son département ambitionne d’élargir l’AMO aux migrants dans les années à venir et espère renforcer le financement et la gouvernance de l’assistance médicale de manière à pérenniser le dispositif.

Le nouveau plan d’action d’El Houcine Louardi vise également à augmenter la capacité d’accueil du système de santé publique. À l’horizon 2021, quatre nouveaux CHU seront construits en plus de 20 centres hospitaliers, quatre hôpitaux psychiatriques ainsi que 35 centres de soins de proximité. Au total, le département de la Santé a l’ambition de créer 10 327 lits supplémentaires dans les hôpitaux publics.

Objectif : 100% d’accès aux soins généralistes

Ce renforcement de la capacité d’accueil devrait permettre d’augmenter le niveau d’accès aux soins. Le gouvernement veut que, d’ici 2021, 100% de la population puisse avoir accès à des consultations chez un médecin généraliste. El Houcine Louardi entend également mettre fin au laisser-aller qui règne dans les établissements publics à travers la création de commissions régionales d’inspection.

Le ministre de la Santé promet de finaliser la mise en place des structures de gouvernance liées à son département. Il s’agit notamment du lancement de l’Autorité nationale consultative (ANC), chargée de la coordination entre les secteurs public et privé, en plus de l’Agence nationale des médicaments et produits sanitaires (ANMPS). Sur le plan réglementaire également, il est question de mieux organiser les accréditations des établissements hospitaliers privés et publics. Un projet de loi est actuellement en cours d’élaboration.