Gabon : le FMI approuve un prêt de 642 millions de dollars

Par Jeune Afrique

Vue du logo du Fonds monétaire international. © Itsuo Inouye/AP/SIPA

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le 19 juin, un prêt sur trois ans de 642 millions de dollars au Gabon au titre de son mécanisme élargi de crédit, conformément à son engagement de mener "une action décisive" dans la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac) qui traverse une grave crise économique. Une première pour le pays.

Le FMI a approuvé, le 19 juin, un prêt de 642 millions de dollars au Gabon au titre de son mécanisme élargi de crédit pour soutenir un programme de relance à moyen terme. Le conseil d’administration du fonds a autorisé lundi 19 juin un premier décaissement immédiat de 98,8 millions de dollars.

En 2015, le pays avait multiplié les mesures de réduction de ses dépenses. Des mesures jugées insuffisantes, compte tenu des arriérés de paiement de salaires et des dettes envers le secteur privé que le pays avait accumulés.

Fin février 2017, lors d’une mission à Libreville, les équipes du FMI avaient conclu à la nécessité « d’une action décisive pour répondre aux défis de court terme ». L’institution financière s’était engagée avec l’exécutif de gabonais à convenir « rapidement » d’un nouveau programme de crédits.

Programmes d’ajustement

Cette annonce intervient alors que les pays de la zone Cemac traversent une grave crise économique qui a fait resurgir le spectre d’une dévaluation du franc CFA. En l’espace de deux ans, avec la chute des cours du pétrole, la croissance de la zone a été divisée par cinq (de 5% en 2014 à 1% en 2016) et les réserves de changes ont, elles, fondu de 15,1 milliards de dollars en 2014, à 5,9 milliards l’an dernier.

Le 23 décembre 2016 à Yaoundé, le chefs d’États de la zone Cemac avaient accepté d’ouvrir des négociations avec l’institution de BrettonWoods pour conclure « à brève échéance » des programmes d’ajustement destinés à favoriser une relance « vertueuse et durable » de leurs économies, extrêmement dépendantes du pétrole.

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