Fermer

Législatives en France : large majorité à l’Assemblée nationale pour Emmanuel Macron

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président Emmanuel Macron à son arrivée à la conférence de presse avec son homologue sénégalais Macky Sall, au palais de l'Élysée, à Paris, le 12 juin 2017. © Francois Mori/AP/SIPA

La majorité présidentielle a remporté 350 sièges à l’issue du second tour du scrutin, dimanche soir. La vague La République en Marche (LREM) annoncée s’est avérée sensiblement moins importante que ne le laissaient présager les sondages. Le scrutin a également été marqué par un taux d’abstention record : 57,4%.

Au lendemain d’un second tour des législatives qui lui a donné une des plus larges majorités parlementaires de la Ve République, Emmanuel Macron a désormais les coudées franches pour mettre en oeuvre son programme présidentiel.

Quelle majorité ?

La majorité présidentielle compte désormais 350 sièges à l’Assemblée nationale. La République en Marche, le parti d’Emmanuel Macron, en concentre à elle seule 308. Son allié, le MoDem, en compte 42.

Six ministres du gouvernement Édouard Philippe, qui briguaient la députation, ont été élus. Ils conservent donc leur poste au gouvernement. Mais aucun ne siégera à l’Assemblée, compte tenu de la règle de non-cumul des mandats.

Les ministres élus sont :

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie (élu avec 64,53 % des voix dans la 1ère circonscription de l’Eure)

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au Numérique (51,18% dans la 16e circonscription de Paris)

Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes (63,51% dans la 11e  circonscription de Paris)

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement (61,57% dans la 2e circonscription des Alpes-de-Hautes-Provence)

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, (56,53% dans la circonscription 6e du Finistère)

Annick Girardin,  ministre des Outre-mer (51,87 % à Saint-Pierre-et-Miquelon)

Quelle opposition ?

La droite constitue le principal groupe d’opposition au sein de la nouvelle Assemblée, bien qu’une partie des députés élus dimanche n’aient trouvé face à eux aucun candidat de La République en Marche, laissant présager d’éventuels ralliements à la ligne gouvernementale dans les jours ou semaines à venir.

Les Républicains et l’UDI récoltent au total 130 sièges, dont 17 pour la seule UDI. On compte par ailleurs 7 députés élus sous l’étiquette « divers droite ».

À l’extrême droite, le Front National occupera 8 sièges au sein de la nouvelle Assemblée. Marine Le Pen compte parmi les députés FN faisant leur entrée dans l’hémicycle.

À gauche, le Parti socialiste et les radicaux de gauche ne conservent à l’Assemblée Nationale que 33 sièges. On compte par ailleurs 12 élus « divers gauche » et un seul député Europe Écologie Les Verts (EELV).

Du côté de la France Insoumise et du PCF, les anciens alliés du Front de Gauche totalisent 27 sièges, dont 17 pour la seule France Insoumise.


Le « dégagisme », héritage de la révolution… par Jeuneafriquetv

Abstention record

L’abstention pour ce second tour des élections législatives a atteint le taux record de 57,4%. Lors du précédent scrutin législatif, en 2012, il était de 44,6%.

Une abstention qui a même progressé entre le premier et le second tour. C’est le taux d’abstention le plus haut enregistré sur un tel scrutin en France depuis 1958.

Couverture

L’actu n’attend pas !


Couverture

Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez en souscrivant à l'Edition Digitale de Jeune Afrique

Je m'abonne J'achète ce numéro