Fermer

Cameroun : un attentat-suicide dans l’Extrême-Nord fait trois morts

Par Jeune Afrique avec AFP

Des membres de la coalition régionale contre Boko Haram près de la ville de Fotokol, dans l'extrême nord du Cameroun, le 19 février 2015. © Edwin Kindzeka Moki/AP/SIPA

Deux civils et une kamikaze ont été tués jeudi soir dans un attentat-suicide perpétré dans l'Extrême-Nord du Cameroun, théâtre d'attaques fréquentes du groupe jihadiste nigérian Boko Haram.

Une kamikaze est entrée à Limani, sur la frontière avec le Nigeria, où elle s’est faite exploser « derrière l’école publique de la ville » vendredi 16 juin, a affirmé une source proche des services de sécurité, jointe par téléphone par l’AFP. « Il y a eu trois morts, dont deux civils et la kamikaze », a ajouté cette source. L’attaque a été confirmée à l’AFP par un responsable du comité local de vigilance.

Résurgence des attaques de Boko Haram

La région de l’Extrême-Nord est confrontée depuis plusieurs semaines à une résurgence d’attaques de Boko Haram, après des mois de relative accalmie. Dans la nuit du 9 au 10 juin, un militaire a été tué dans un autre attentat à Kolofata, à 10 km au sud-ouest de Limani. Début juin, neuf civils ont péri dans un double attentat-suicide dans la même ville.

Par ailleurs, jeudi 15 juin au matin, un membre du comité de vigilance (groupe d’autodéfense) de Sanda-Wadjiri, une petite localité de la région, a été tué et neuf blessés par des militaires en patrouille, selon la source de l’AFP proche des services de sécurité. « L’armée a fait une bêtise. Elle a tiré une roquette en direction des membres du comité de vigilance en faction », précise-t-elle encore, soulignant que les militaires nouvellement déployés dans la zone croyaient avoir à faire à des jihadistes.

Les comités de vigilance, formés d’habitants, sont chargés de prévenir les forces de sécurité de tout mouvement suspect pour limiter les attaques et attentats de Boko Haram.

Couverture

L’actu n’attend pas !


Couverture

Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez en souscrivant à l'Edition Digitale de Jeune Afrique

Je m'abonne J'achète ce numéro