Transparence : le groupe chinois Sinohydro accepte de collaborer avec la BAD

Par Jeune Afrique

L'immeuble de la BAD à Abidjan, en Côte d'Ivoire, en mars 2016. © Jacques Torregano pour JA

L'entreprise Sinohydro Corporation a accepté de soumettre son programme de conformité à la Banque africaine de développement pour vérification. L'institution panafricaine a de fait estimé que certaines pratiques du groupe chinois, observées notamment dans le cadre d'un appel d'offres de la BAD en Ouganda, étaient frauduleuses.

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, le jeudi 15 juin, avoir signé un accord avec l’entreprise chinoise Sinohydro Corporation portant sur sa non-exclusion conditionnelle de 36 mois des projets de l’institution panafricaine, sous réserve d’un renforcement du programme de conformité de l’entreprise. Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la BAD avait révélé que le groupe chinois avait participé, en 2013, à des pratiques frauduleuses dans le cadre d’un appel d’offres pour un projet d’appui routier, financé par la banque de développement en Ouganda.

Sinohydro a également accepté de coopérer avec le bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption, dans le cadre d’autres enquêtes concernant des projets financés par la BAD.

Le dialogue avec ces entreprises et  la mise en œuvre de programmes de conformité robustes sont essentiels pour éviter toute récidive

« Le régime de sanctions de la banque a pour but aussi bien d’éviter (…) des pratiques passibles de sanctions telles que la fraude ou la corruption, que de réhabiliter les entreprises sanctionnées », a déclaré Anna Bossman, directrice du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption. « Le dialogue avec ces entreprises et la mise en œuvre de programmes de conformité robustes sont essentiels pour éviter toute récidive », a-t-elle ajouté.

En 2013, Sinohydro Corporation avait participé à un appel d’offres concernant des marchés de travaux financés par la BAD en Ouganda. Le bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption avait découvert que Sinohydro Corporation avait, dans son dossier, fourni des références de projets non-achevés.