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L’Allemagne appelle l’ONU à créer un fond de 10 milliards d’euros pour répondre aux crises humanitaires

Par Jeune Afrique

Une Somalienne marche à travers un camp de déplacés près de Qhardho, une ville de la région de Bari dans le nord-est de la Somalie, frappée par la famine, le 9 mars 2017. © Ben Curtis/AP/SIPA

En marge d'une réunion à Berlin entre investisseurs et dirigeants africains, le ministre allemand du Développement Gerd Müller a appelé l'ONU à créer un fond d'aide d'urgence de 10 milliards d'euros pour répondre rapidement aux crises humanitaires récurrentes, rapporte Reuters.

Évoquant les famines en Afrique de l’Est, le ministre allemand du Développement Gerd Müller a déclaré ce mardi 13 juin que les Nations-Unies devraient créer un fond permanent de crise de 10 milliards d’euros, alimenté par les pays membres en fonction de leurs capacités financières.

Il a souligné la gravité de la situation dans des pays comme le Kenya, la Somalie, le Soudan du Sud et l’Éthiopie. Selon lui, la création d’un fonds qui serait continuellement alimenté permettrait une meilleure réponse aux crises humanitaires récurrentes.

Rien qu’en Afrique de l’Est, les besoins financiers pour répondre à la crise humanitaire ont été estimés par l’ONU entre 4 et 5 milliards de dollars, a rappelé le ministre, dont les propos ont été relayés par Reuters.

L’Éthiopie à court d’aide alimentaire

L’Éthiopie, par exemple, sera à court d’aide alimentaire d’urgence pour quelques 7,8 millions de personnes frappées par d’importantes sécheresse à la fin de ce mois de juin, d’après le gouvernement éthiopien et des associations humanitaires.

Les Nations-Unies ont par ailleurs annoncé en mars que plus de 20 millions de personnes risquaient de mourir de faim à cause de la sécheresse et des conflits au Yémen, en Somalie, au Soudan du Sud et au nord-est du Nigeria, alors que plus de 100 millions de personnes à travers le monde souffrent de malnutrition aiguë.

Compact with Africa, un nouveau programme

Le ministre Gerd Müller s’exprimait en marge d’une conférence qui s’est tenue à Berlin, les 12 et 13 juin dernier, et qui a été organisée par l’Allemagne afin d’attirer davantage d’attention sur l’Afrique au cours de sa présidence du G20.

Cinq pays − la Côte d’ivoire, le Maroc, le Rwanda, le Sénégal et la Tunisie − ont déjà signé des accords de partenariats renforcés avec les pays du G20, sous la bannière d’un nouveau programme, Compact with Africa.

Ce programme vise à trouver des investisseurs privés dans des secteurs comme la production d’énergie, l’agriculture et le tourisme. Le Ghana et l’Éthiopie ont fait part de leur intérêt pour de tels partenariats, selon les autorités allemandes.

L’Allemagne, qui a accueilli plus d’un million de migrants au cours des deux dernières années, appelle les pays industrialisés à travailler ensemble pour éviter une nouvelle crise des réfugiés, compte tenu des défis économiques et climatiques croissants en Afrique.

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