Crise du Golfe : le Maroc prêt à « offrir ses bons offices »

Par Jeune Afrique avec AFP

Le Roi du Maroc, Mohammed VI, lors de sa tournée dans le Golfe en avril 2016. © Abdeljalil Bounhar / AP / SIPA

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères diffusé dimanche, Rabat se dit grandement « préoccupé » par la crise actuelle dans le Golfe, et « disposé à offrir ses bons offices » pour aider à la résoudre.

Dans un communiqué publié dimanche 11 juin, le Royaume du Maroc a exprimé sa « grande préoccupation » concernant « la détérioration [...] des relations entre le Royaume d’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Royaume du Bahreïn, l’Égypte et d’autres pays arabes d’un coté, et l’État du Qatar de l’autre ». Depuis le début de la crise, le roi « a maintenu un contact étroit et permanent avec les différentes parties », indique le document. 

Le Qatar se retrouve isolé depuis la décision prise lundi 5 juin par Riyad, Abou Dhabi, Manama et Le Caire notamment de rompre leurs relations diplomatiques avec Doha, qu’ils accusnt de soutenir le terrorisme et d’être proche de leur rival iranien.

Le Maroc « privilégie une neutralité constructive »

Le Maroc entretient traditionnellement des liens étroits avec les pays arabes du Golfe. « En raison des liens personnels solides » entre le souverain et les dirigeants du Golfe, et compte tenu du « partenariat stratégique singulier avec ces États », le royaume « a veillé à ne pas verser dans les déclarations publiques et les prises de position hâtives », explique Rabat, qui sort pour la première fois de son silence sur le sujet.

Mohammed VI a « appelé l’ensemble des parties à faire preuve de retenue et de sagesse, alors que le Maroc « se sent intimement concerné par cette crise, sans y être directement impliqué », et « privilégie une neutralité constructive », selon Rabat. « Aussi, et si les parties le souhaitent, le royaume est disposé à offrir ses bons offices en vue de favoriser un dialogue franc et global, sur la base de la non-ingérence », conclut le communiqué.