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Congo : Marcel Ntsourou condamné aux travaux forcés à vie

Par Jeune Afrique

L'ancien numéro deux des services de sécurité, Marcel Ntsourou, le 2 juillet 2014. © AFP

Accusé de rébellion et atteinte à la sécurité intérieure de l'État, l'ex-numéro deux des renseignements congolais, Marcel Ntsourou, a été condamné jeudi aux travaux forcés à vie.

Mis à jour à 11 heures 05.

Le verdict est tombé dans le procès de Marcel Ntsourou. L’ex-numéro deux des renseignements congolais a été condamné jeudi 11 septembre aux travaux forcés à vie. Cinquante-neuf autres personnes, qui comparaissaient avec lui dans le même procès, ont été condamnées à des peines allant de 7 à 15 ans de travaux forcés. La justice a acquitté cinquante-quatre autres prévenus, dont la femme de Marcel Ntsourou.

>> Lire aussi : Marcel Ntsourou, le desperado de Brazza

L’ex-colonel congolais avait été arrêté le 16 décembre 2013 au terme de violents affrontements entre ses miliciens et l’armée en plein centre de Brazzaville. La cour criminelle l’a reconnu coupable de "rébellion, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, assassinat, coups et blessures volontaires et association de malfaiteurs", mais n’a pas reconnu contre lui l’accusation "d’atteinte à la sûreté de l’État".

Mis en cause dans l’explosion de Mpila

Ancien commandant en second du Conseil national de sécurité (CNS), Marcel Ntsourou avait joué un rôle décisif dans le retour au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso, en 1997, à la fin de la guerre civile. Colonel, il avait attendu pendant plus de dix ans, en vain, d’être élevé au grade de général et en vouait une rancune tenace au président congolais. Il était tombé en disgrâce avec sa mise en cause dans l’explosion du dépôt de munitions de Mpila, quartier résidentiel de Brazzaville, qui avait fait près de 300 morts le 4 mars 2012.

Avant le procès des événements du 16 décembre, Marcel Ntsourou avait déjà été jugé deux fois par la cour criminelle. En 2005, il avait été acquitté dans l’affaire dite des disparus du Beach, qui porte sur la disparition de quelque 350 Congolais à leur retour d’exil à Brazzaville en 1999. En 2013, à l’issue du procès de l’explosion de Mpila, il était ressorti libre après un an et demi de détention préventive, mais avec une condamnation à cinq ans de travaux forcés avec sursis, laquelle a été alourdie en mars à cinq ans de prison ferme.

(Avec AFP)

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