Le CICR appelle à la libération de ses deux agents enlevés dans l’est de la RDC

Par Jeune Afrique

Un employé du CICR au Congo, en 2008. © KAREL PRINSLOO/AP/SIPA

"Nous lançons un appel aux ravisseurs afin qu'ils libèrent immédiatement nos collègues, sains et saufs et facilitent leur retour", a fait savoir jeudi 8 juin, dans un communiqué, le Comité international de la croix-rouge (CICR).

Le CICR a appelé jeudi 8 juin à la « libération sans conditions » et « immédiate » de deux membres de son personnel, enlevés après une attaque visant leur convoi dans l’est de la République démocratique du Congo par des hommes armés non identifiés.

« Deux membres d’une équipe du Comité international de la Croix-rouge ont été enlevés mercredi 7 juin dans la matinée » alors qu’ils étaient en « mission d’assistance humanitaire » dans la zone située entre la localité de Kirumba dans le territoire de Lubero et celui voisin de Beni dans l’est du Nord-Kivu, précise le CICR dans son communiqué parvenu à l’AFP. « Ce grave incident pourrait malheureusement affecter de manière durable toutes nos activités dans le Sud-Lubero », poursuit-il.

Le CICR interrompt son activité dans la zone

Depuis plusieurs jours, le CICR venait en aide à 5 000 familles en détresse dans la zone située entre la localité de Kirumba dans le territoire de Lubero et celui voisin de Beni dans l’est du Nord-Kivu. Il a interrompu cette activité et a suspendu jusqu’à nouvel ordre tous les déplacements dans la région, poursuit le communiqué. Des enlèvements, notamment d’étrangers et de Congolais travaillant pour des organisations humanitaires, se sont déjà produits dans les territoires de Masisi, Lubero, Rutshuru et Wakikale dans la province du Nord-Kivu.

L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.