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La France demande à l’ONU d’autoriser le déploiement d’une force africaine dans le Sahel

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats français, en patrouille dans le nord du Mali, près de Asongo, à la frontière du Niger, le 24 juin 2015. © Maeva Bambuck/AP/SIPA

La France a présenté mardi un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU autorisant le déploiement d'une force militaire africaine chargée de combattre les jihadistes et les trafiquants dans le Sahel.

La France a soumis mardi un projet de résolution au Conseil de sécurité autorisant la force antiterroriste au Sahel du G5, a indiqué François Delattre, le représentant de la France à l’ONU. Le texte devrait être voté la semaine prochaine. « Nous ne pouvons pas laisser le Sahel devenir un nouveau havre pour les terroristes de toute la région », a ajouté l’ambassadeur de France à l’ONU, se voulant confiant dans l’adoption de la résolution.

Le ministre des Affaires étrangères du Niger, Ibrahim Yacouba, en déplacement à Bamako, a indiqué de son côté que le G5 espérait avoir un mandat de l’ONU « d’ici la fin juin », permettant ensuite de déployer la force. Selon une copie du texte obtenue par l’AFP, cette force militaire pourrait « utiliser tous les moyens nécessaires » pour « combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes ».

Soutien financier et logistique

La résolution demande également au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, d’apporter un soutien financier et logistique à la nouvelle force. Lors d’une visite dans la capitale malienne, la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a annoncé lundi une aide de 50 millions d’euros pour mettre la force sur pied.

Le quartier général de la force sera basé au Mali mais sera sous commandement séparé de celui des 12 000 Casques bleus de la Minusma, qui sont déployés au Mali depuis 2013.

Une force de 10 000 hommes

Le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso, qui composent le G5 Sahel, ont accepté en mars de constituer une force de 5 000 hommes, chargée de cette mission. Toutefois lundi à Bamako, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a indiqué que les effectifs avaient récemment été doublés à 10 000 hommes, par les chefs d’État du G5 Sahel.

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