Niger : six membres des forces de sécurité tués lors d’une nouvelle attaque terroriste dans la région de Tillabéri

Par Jeune Afrique avec AFP

Un soldat nigérien à Niamey, le 21 février 2010. © REBECCA BLACKWELL/AP/SIPA

Six membres des forces de sécurité nigérienne ont perdu la vie mercredi soir lors d'une "attaque terroriste" contre la ville d'Abala à environ 200 km au nord de Niamey, près de la frontière malienne, a indiqué jeudi à l'AFP une source sécuritaire.

Peu après 19h00 (18h00 GMT), des hommes lourdement armés venus à bord de quatorze voitures tout terrain, et ont attaqué une position militaire implantée à Abala dans la zone de Tillabéri, théâtre de fréquentes attaques jihadistes, a expliqué jeudi 01 juin une source sécuritaire à l’AFP. Bilan : six soldats tués, parmi eux quatre membres de la Garde nationale et deux gendarmes. D’après elle, des combats étaient encore en cours cet après-midi, entre « les terroristes » et les forces nigériennes, près du Mali et des avions militaires étaient engagés « dans des opérations de ratissage et de poursuites ».

La région de Tillabéri, une cible régulière

Mohamed Bazoum, ministre nigérien de l’Intérieur, a assisté jeudi matin à l’enterrement des victimes de l’attaque en présence de plusieurs autres responsables nigériens.

La ville d’Abala, située dans la région nigérienne de Tillabéri et qui abrite un camp de réfugiés maliens, fait partie des zones placées en mars sous état d’urgence par Niamey. Frontalière du Mali, elle est régulièrement la cible d’attaques. La semaine dernière, deux policiers nigériens et un civil ont été tués dans une offensive contre un poste de police dans cette même région de Tillabéri.

Les forces de sécurité visées

Ces attaques se sont particulièrement intensifiées ces derniers mois. Entre février et mars, une vingtaine d’agents des forces de défense et de sécurité ont été tués dans deux attaques différentes attribuées à des « terroristes » dans la même région de Tillabéri. Dans le cadre de l’état d’urgence, Niamey a récemment fermé une dizaine de marchés ruraux et interdit la circulation de voitures et motos dans plusieurs zones de l’ouest dans le but de minimiser les infiltrations des terroristes venant du Mali, dans un région dont les frontières restent poreuses.

En janvier, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé de créer une Force tripartite sur leur frontière commune en passe de devenir, selon eux, « un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels en tous genres », mais cette force n’a pas encore été mise sur pied.