Éthiopie : le gouvernement coupe l’internet mobile sans fournir d’explication

Par Jeune Afrique avec AFP

Les réseaux sociaux sont dans le collimateur des autorités éthiopiennes. © Timur Emek/AP/SIPA

Le gouvernement éthiopien a coupé l'accès à l'internet mobile depuis mardi 30 mai dans tout le pays. Ce n'est pas la première fois qu'il agit de la sorte : cette coupure pourrait être en corrélation avec les examens en cours dans le pays.

« Les données mobiles ont été désactivées », s’est brièvement contenté de dire Zadig Abrha, vice-ministre des communications éthiopien, en guise d’explication de la coupure d’internet qui est en cours depuis mardi soir dans la pays. Ce sont les autorités éthiopiennes qui ont décidé de cette mesure qui a affecté des institutions telles que l’Union africaine (UA) et une commission de l’ONU, basées à Addis-Abeba. Les données mobiles sont utilisées sur les téléphones ou les smartphones mais aussi dans de nombreuses sociétés ou institutions et par des particuliers pour accéder à l’internet dans leurs locaux ou chez eux, via des cartes sim.

Les étudiants éthiopiens sont actuellement en train de passer des examens

En juillet 2016, internet avait déjà été coupé après que l’épreuve d’anglais du concours d’entrée à l’université avait été diffusée en mai sur internet, ce qui avait amené le ministère de l’Éducation à annuler tout l’examen. Selon le journal britannique The Guardian, les raisons de la coupure actuelle seraient similaires. En effet, les étudiants éthiopiens sont actuellement en train de passer des examens.

En juin 2016, l’Algérie avait bloqué l’accès aux réseaux sociaux dans tout le pays pendant plusieurs jours pour tenter d’empêcher les fraudes au baccalauréat

Enfin, le gouvernement éthiopien avait déjà eu recours au contrôle d’internet durant plusieurs semaines l’année passée pendant que le pays était le théâtre d’importantes manifestations antigouvernementales sans précédent depuis 25 ans et violemment réprimées. Mais ces manifestations ont depuis perdu en intensité, notamment à la suite de l’instauration de l’état d’urgence.

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