Ramadan en Tunisie : demandez le programme (télé)

Par Jeune Afrique

Programmation télé en Tunisie. © Iain Watson/CC/Flickr

Véritable pain béni pour les chaînes de télévision nationales, le mois du Ramadan 2017 a démarré sur les chapeaux de roue le samedi 27 mai sur le petit écran. Avec, au menu, un nouveau programme télé, qui se veut toujours plus alléchant.

La course à l’audience est lancée. Comme chaque année, les chaînes de télé tunisiennes n’ont pas lésiné sur les moyens pour espérer s’offrir la plus grosse part du gâteau audiovisuel. 4,5 millions de dinars, c’est par exemple la somme dépensée par la télévision nationale (Wataniya 1 et 2) pour sa nouvelle grille ramadanesque, a annoncé en conférence de presse Elyes Gharbi, président-directeur général (PDG) de l’Établissement de la télévision tunisienne. Humour, émissions religieuses, feuilletons arabes, divertissement… Le choix est aussi divers que varié, en direct et en rediffusion pour les plus téléphages.

Des nouveautés 100% tunisiennes

À commencer par les incontournables rendez-vous culinaires quotidiens tels que Couzinetna hakka (sur Nessma) Harek Tanjra (sur Attessia), Malla Chef (sur El Hiwar Ettounsi) et El Koujina (sur Wataniya 1).

Hormis les émissions de divertissements, pour enfants, et religieuses, les chaînes tunisiennes présentent aussi de nouvelles productions locales. Dans le style dramatique, Lemnara, filmé par l’acteur Atef Ben Hassine (plus connu pour son rôle de Choko dans le feuilleton Maktoub). Ou encore El Dawama, présenté par Wataniya 1 comme un des feuilletons phares du Ramadan 2017 et qui raconte les péripéties de deux familles se disputant une parcelle de terrain regorgeant de secrets.

Plus légers, El Hajema (la coiffeuse), réalisé par Zied Litayem avec Wajiha Jendoubi dans le rôle principal, et Jnoun El Kayla sur les aventures d’un groupe d’enfants passant l’été chez « Ommi Fatma », au cœur de la médina.

 

 

Et au registre des caméras cachées, le débat est déjà de mise pour El Clinique, qui consiste à faire croire à des célébrités qu’un de leurs proches ou eux-mêmes ont subi de graves accidents. Au-delà du concept, dont l’humour est contesté, plusieurs internautes mettent en cause l’authenticité de ces vidéos, soupçonnant les acteurs dits piégés de faire en fait partie du concept. Face à la polémique, le Conseil régional de l’ordre de Médecins de Tunis (CROM) a indiqué le 29 mai avoir ouvert une enquête.

Dans El Masque, l’humoriste Migalo se déguise en Béji Caïd Essebsi, président de la République, et en Rached Ghannouchi, le chef du mouvement Ennahdha, pour piéger ses invités. Les masques conçus pour ces personnages ont coûté chacun près de 9 000 euros, a-t-il précisé sur les ondes de Mosaïque FM.

 

 

Des émissions et feuilletons étrangers

Sur les chaînes étrangères, les téléspectateurs ont également de quoi discuter et se divertir. MBC (chaîne saoudienne) c’est lancée cette année dans un pari osé : la diffusion d’un feuilleton sur le quotidien barbare de l’organisation terroriste Daesh, avec un focus sur les femmes jihadistes. « Inspiré de faits réels », cette fiction intitulée Black Crows (« Corbeaux noirs ») ne laisse, quoi qu’il en soit, pas indifférent.

Diffusé sur CBC Egypt et sur Hannibal TV, le feuilleton Halawet Eddonia (« La douceur de la vie ») réunit les deux acteurs tunisiens Hend Sabry et Dhafer El Abidine dans une histoire d’amour et de maladie…

 

 

Également au programme, des feuilletons syriens – comme Bab El Hara (sur MBC 1, First TV Tunisia) et Nizar Kabbani (sur Wataniya 1) − et turcs – Kattousset Ermed (sur Nessma TV), doublé en dialecte tunisien.

Il ne vous reste plus qu’à zapper !

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