Tunisie : une unité de la Garde nationale tue un dirigeant de l’EI dans une embuscade près de Kasserine

Par Jeune Afrique avec AFP

Les montagnes du Djebel Chambi, à proximité de la ville de Kasserine, le 17 juillet 2014. © Paul Schemm/AP/SIPA

Un dirigeant de l'organisation État islamique (EI) en Tunisie, qui préparait des opérations durant le ramadan, a été tué par les forces de sécurité dimanche soir près de Kasserine, dans l'ouest, ont annoncé lundi les autorités.

Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, cet « élément terroriste classé comme dangereux » a été abattu dans une embuscade tendue dimanche soir par une unité spéciale de la Garde nationale à Hassi Ferid, à une vingtaine de kilomètres de Kasserine, près de la frontière algérienne. L’identité de cet homme qui faisait l’objet de « 11 mandats d’arrêt pour implication dans des opérations terroristes » n’a pas été divulguée. Sur la radio privée Shems FM, le porte-parole du pôle judiciaire antiterroriste, Sofiène Sliti, a toutefois affirmé qu’il s’agissait de « Houssem Tlithi », un Tunisien « né en 1997 ».

D’après le ministère de l’Intérieur, ce jeune homme était en fuite depuis 2014 au Mont Salloum, un des principaux repaires jihadistes du pays, non loin du Mont Chaâmbi, où 15 soldats ont été tués à l’été 2014 dans l’attaque la plus meurtrière de l’histoire de l’armée tunisienne.

Saisie d’éléments « servant à la fabrication d’obus et de ceintures explosives »

Un autre jihadiste présumé a été blessé dimanche soir, et les forces de sécurité ont procédé à une interpellation. Des opérations de ratissage se poursuivaient lundi matin.

Toujours selon la même source, du matériel destiné à mener « des opérations terroristes durant le mois de ramadan » a été saisi, dont une Kalachnikov, une grenade et des « éléments servant à la fabrication d’obus et de ceintures explosives ».

Si la Tunisie est sous état d’urgence depuis plus d’un an et demi, les autorités affirment avoir réalisé des progrès significatifs dans la « lutte contre le terrorisme ». Il y a un mois, deux jihadistes dont un dirigeant de la Phalange Ikba Ibn Nafaa, groupe affilié à Aqmi, ont été abattus à Sidi Bouzid (centre).

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