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Maroc : Nasser Zefzafi, le leader de la contestation à El Hoceima, a été arrêté

Nasser Zefzafi publie des vidéos incendiaires sur sa page Facebook critiquant le Makhzen. © YouTube/Hespress HD

Trois jours après avoir échappé à une arrestation, celui qu'on présente comme le chef de la fronde dans le Rif a finalement été interpellé ce lundi, indique l'AFP.

Le leader de la contestation populaire qui secoue depuis plus de six mois le nord du Maroc, Nasser Zefzafi, a été arrêté, lundi 29 mai, par la police, indique l’AFP, citant une source gouvernementale. Sa détention a été confirmée par un responsable au ministère de l’Intérieur. Il a été arrêté pour « entrave à la liberté de culte » et sera transféré à la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) de Casablanca pour enquête, rapporte pour sa part l’agence officielle MAP. D’autres personnes ont été arrêtées avec lui. « L’ensemble du groupe sera entendu sur des faits liés à l’atteinte à la sécurité intérieur de l’État », ajoute la MAP.

Le procureur du roi avait ordonné, vendredi 26 mai, l’arrestation du chef de la contestation dans cette région du nord du Maroc, après que celui-ci ait a interrompu le prêche d’un imam ayant appelé les fidèles à éviter la fitna (division entre les musulmans). Nasser Zefzafi avait alors accusé l’imam d’être à la solde du Makhzen (mot utilisé au Maroc pour désigner le régime de manière péjorative, NDLR) et d’utiliser la religion à des fins politiques.

Fuyant des policiers venus l’interpeller sur les lieux, il avait réussi à s’échapper et à se cacher. Âgé de 39 ans, il est devenu populaire grâce à ses vidéos postées sur Facebook, dans lesquelles il harangue les foules contre la marginalisation du Rif et contre ce qu’il décrit comme l’oppression du régime.

Des membres de Hirak arrêtés

La police marocaine a procédé à l’arrestation de 22 personnes ce samedi 27 et dimanche 28 mai. D’après elle, il s’agirait de membres du mouvement « hirak » (la mouvance), né en octobre dernier, au lendemain de la mort tragique d’un marchand de poisson à El Hoceima.

Certains interpellés ont été transférés au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca, où « elles ont été placées en garde à vue, étant donné que c’est elle qui est chargée de l’enquête », détaille l’agence MAP.

Les autres, ayant été interpellées suite » aux actes de vandalisme » survenus à Al Hoceima, Beni Bouayach et Imzouren, à la fin de la semaine dernière, ont été placées en garde à vue au siège de la police judiciaire de ces villes.

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