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Tunisie : le procès de l’attentat de Sousse reporté à octobre 2017

Par Jeune Afrique

Des policiers tunisiens devant l'ôtel Imperial Marhaba, le 29 juin 2015. © Darko Vojinovic/AP/SIPA

Ouvert vendredi 26 mai à Tunis, le procès de l'attentat de Sousse, perpétré en 2015, a finalement été reporté au 3 octobre, a fait savoir le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis.

La cinquième chambre criminelle au tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les crimes terroristes, a décidé après 1h30 d’audience de reporter le procès de l’attentat de Sousse, à la demande de plusieurs avocats ayant selon eux manqué de temps pour étudier les dossiers qui leur avaient été confiés. La majorité d’entre eux ont été commis d’office pour cette affaire. Un des avocats tunisiens d’une des familles de victimes avait par exemple indiqué à l’AFP avoir été mandaté 48 heures avant le début du procès par la Cour, mais sans connaître la nationalité de son client et sans savoir s’il était mort ou blessé.

16 accusés présents au procès

Deux ans après l’attentat revendiqué par le groupe État islamique (EI), qui avait fait 38 morts (dont 30 Britanniques), c’est en présence de 16 des inculpés − 14 en état d’arrestation et deux laissés en liberté − qu’a débuté le procès vendredi 26 mai. Les requêtes déposées à cette occasion par les avocats de la défense pour la mise en liberté des accusés ont toutes été rejetées, a rapporté l’agence TAP.

33 personnes au total sont poursuivies dans le cadre de cette affaire, dont six membres des forces de sécurité accusés de « non assistance à personne en danger ». Les 27 autres accusés, tous de nationalité tunisienne, devront répondre de « crimes terroristes », « homicide » et « complot contre la sûreté de l’État », selon le Parquet.

À la demande du ministère public, la chambre criminelle a reporté l’examen de l’affaire « jusqu’à convocation des personnes étrangères ayant subi un préjudice et qui n’ont pas été informées de la date du procès, ainsi que des accusés en état de liberté », a expliqué à la TAP Sofiène Sliti, porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis et du Pôle judiciaire antiterroriste.

Déplacement d’une délégation britannique 

L’avocate de l’un des accusés, Inès Harrath, a elle aussi demandé un report. Son client, Achraf Sandi, « est accusé notamment d’appartenance à un groupe terroriste et utilisation d’armes », mais il « n’est ni salafiste ni terroriste », a-t-elle affirmé. Il a été arrêté « parce que son frère en fuite est accusé dans cette affaire ».

La présence d’une délégation de l’ambassade britannique n’avait par ailleurs pas plu à tout le monde, certains dénonçant des « pressions politiques » de l’étranger.

Fin février, les conclusions d’une procédure devant la Cour royale de justice de Londres avaient soulevé des « failles » dans la sécurité tunisienne. Depuis l’attaque, la Grande-Bretagne déconseille toujours les voyages non essentiels en Tunisie.

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