Afrique du Sud : Jacob Zuma échappe à une motion de défiance de l’ANC

Par Jeune Afrique

Jacob Zuma, le président sud-africain à Harare le 3 novembre 2016. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

La pression continue de s'accentuer sur le président sud-africain Jacob Zuma. Lors du comité exécutif du Congrès national africain (ANC) qui se tenait ce week-end, l'avenir de Jacob Zuma a de nouveau enflammé les débats.

Dernière affaire en date : l’évocation dans la presse sud-africaine dimanche 28 mai d’une série d’e-mails du Président faisant état de projets d’exil vers Dubaï, en cas de destitution. À l’occasion du comité exécutif de l’ANC ce week-end − il s’agit de la plus haute instance du parti − certains cadres de l’ANC ont souhaité présenter une nouvelle motion de défiance contre Jacob Zuma, dont une large partie de l’opposition réclame la démission depuis plusieurs mois. Une motion rejetée, même si le nombre exact de voix en faveur de cette motion n’est pas encore connu.

En novembre dernier déjà, une première motion de défiance émanant du propre parti du président Zuma avait déjà été débattue par les parlementaires sud-africains.

Zuma de plus en plus isolé

Après les manifestations du mois d’avril, qui ont rassemblé plusieurs milliers de personnes dans la rue pour protester contre la corruption du gouvernement et réclamer le départ du chef de l’État, celui-ci apparaît chaque jour un peu plus isolé. Tout particulièrement depuis la prise de distance de la coalition du Cosatu, partenaire clé de l’ANC, début mai, suite à un remaniement ministériel contesté fin mars.

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