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Mali : l’ONU annonce le déploiement d’une force d’intervention rapide dans le centre du pays

Par Jeune Afrique avec AFP

Un Casque bleu à Kidal, le 28 juillet 2013. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Une force d'intervention rapide composée de Casques bleus sénégalais devrait être prochainement déployée dans le centre du Mali, où les attaques et violences intercommunautaires et les attaques jihadistes se multiplient depuis 2015.

« Nous attendons le déploiement prochain dans le centre du Mali, par le Sénégal, d’une force d’intervention rapide pour faire face à la situation d’insécurité », a déclaré mercredi 17 mai le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, qui effectuait sa première visite au Mali depuis sa prise de fonctions.

« Au regard de la situation sécuritaire, la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) a un mandat robuste, mais il y a, malgré les efforts, un manque de capacités, a-t-il ajouté. Nous avons bon espoir que, prochainement, un certain nombre de renforts arrive[nt et permettent] de pallier ces manques ».

Déployée depuis juillet 2013 sur le territoire malien, cette force de l’ONU compte un peu plus de 12 000 militaires et policiers. Elle est la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués en opération.

Le Mali demeure instable depuis 2012, en proie à des attaques jihadistes et à des violences intercommunautaires. Le nord du pays était tombé en 2012 sous la coupe d’organisations jihadistes liées à Al-Qaïda à la faveur d’une rébellion touareg, d’abord alliée à ces groupes mais qui l’ont ensuite évincée.

L’accord de paix, un processus trop lent

Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et onusiennes. Elles sont régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes. Depuis 2015, ces assauts se sont étendus au centre et au sud du pays.

« L’accord de paix est un processus qui évolue lentement, trop lentement sans doute, même s’il y a eu des progrès réalisés récemment et qu’il faut encourager », a estimé Jean-Pierre Lacroix. Celui-ci a cité « la mise en place des autorités intérimaires dans le Nord et le début des patrouilles mixtes ».

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