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Angola : l’incertitude plane sur l’état de santé du président Dos Santos

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président angolais José Eduardo dos Santos, le 9 décembre 2007 à Lisbonne. © Paulo Duarte/AP/SIPA

L'état de santé du président angolais José Eduardo dos Santos continue d'inquiéter. L'opposition angolaise a réclamé mercredi une clarification officielle sur la condition du chef de l'État, en voyage médical à Barcelone depuis le début du mois de mai.

« Nous sommes tous préoccupés par le manque d’informations officielles sur l’état de santé du président de la République », a dénoncé auprès de l’AFP Rafael Savimbi, le fils de Jonas Savimbi, ex-leader de l’Unita, le principal parti d’opposition. Agostinho dos Santos, un analyste politique proche de l’opposition a assuré de son côté avoir reçu « des messages sur l’état de santé extrêmement grave de José Eduardo dos Santos. Nous avons besoin d’explications sérieuses et claires ».

Isabel dos Santos dément les rumeurs

Depuis la semaine dernière, le site Maka Angola, un portail internet d’opposants au chef de l’État assure que le président angolais de 74 ans est « entre la vie et la mort dans une clinique privée à Barcelone ». Depuis plusieurs semaines, les rumeurs sur l’état de santé du président se multiplient.

Démenties par le gouvernement, ces informations ont fait l’objet d’un communiqué indigné d’Isabel dos Santos  la fille du dirigeant, sur son compte Instagram. « Quelqu’un est descendu si bas, au point d’inventer des informations sur la mort d’un homme dans le but de créer de la confusion et du tumulte dans la politique angolaise », a-t-elle réagi sur le réseau social.

Dos Santos ne se représentera pas

« Nous devons rester calmes et ne pas diffuser d’informations irresponsables » a de son côté dénoncé Bento Kangamba dos Santos, membre du comité central du MPLA, le parti au pouvoir, appelant à « respecter » le président.

Le chef de l’État, au pouvoir depuis 1979, passera cependant la main après les élections d’août à Joao Lourenco, vice-président du parti au pouvoir. Ce dernier devrait devenir président du pays si le MPLA remporte comme prévu le scrutin.

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